Paris – Beyrouth

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Longtemps, j’ai cru que Beyrouth était une ville chaotique, en perpétuel chantier, hérissée d’immeubles criblés de balles, peuplée de femmes seules car veuves de guerre, engluée dans des rivalités inter-religieuses fratricides et insolubles, un pays ou les bombes sautent à chaque coin de rue de façon imprévisible.

Depuis que je monte régulièrement dans le Paris-Beyrouth, je sais que c’est totalement vrai, mais aussi totalement faux.

Le plus faux est que les femmes ne sont pas seules, qu’elles sont les plus sexy du moyen orient, quand leurs hommes en sont les plus grands séducteurs, que les buildings ultra modernes poussent comme des champignons à coté des vieilles maisons charmantes, que les boutiques sont encore plus branchées qu’à Paris, que les boites de nuit sont encore plus déjantées qu’à Ibiza, que les mosquées se nichent harmonieusement à coté des églises, que les dames font encore leur prière avec un chapelet quand elles ont peur dans l’avion, qu’on ne t’invite pas à manger mais à festoyer, qu’on ne te reçoit pas mais qu’on te dorlotte, et que tout le monde t’appelle invariablement Chérrrrie.

Mais ce qui me frappe le plus dans ce pays, c’est l’énergie. Parce que malgré cet héritage de guerres civiles sanglantes, malgré leur trois quarts de frontière commune avec la terrifiante Syrie, malgré la paralysie légendaire de leur système politique, malgré la démission de l’état dans la plupart des domaines publics, malgré le million de réfugiés Syriens qui grippent leur système économique, malgré la pression des extrémistes de tous bords qui se côtoient dans un si petit périmètre, malgré tout, ce pays respire la joie de vivre, et une forme d’ivresse dans l’action, qui me ferait presque penser à New York.

Un peu l’antidote à la neurasthénie Parisienne…

Et puis, il y a les bijoux. Ce n’est pas que les Libanaises aiment les bijoux comme nous, non, elles en sont folles. Elle ne paraissent pas en soirée sans leurs ornements scintillants, j’ai vu des bijoux époustouflants portés avec le plus grand naturel, diamonds are the lebaneses best friends.

A Beyrouth, je me régale, j’ai l’impression qu’a dû avoir Obelix quand il est tombé dans la potion magique, tout est démultiplié. Là bas, les femmes sortent avec des cascades de diamants aux oreilles, les bagues de fiançailles sont ornées de diamants aussi gros que des cailloux ramassés sur un chemin, et les filles reçoivent pour leurs 18 ans des bracelets intégralement sertis de diamants princesse. Autant dire qu’en France, avec nos diams de 2 microns sur un fil de polyester, ou nos micros bagues « Oui » sur chaîne, on la joue vraiment petit bras.

Ce pays m’enchante, au point que je me dis qu’il est une réminiscence de mes origines méditerranéennes, et que je dois y retrouver une part oubliée de moi même.

Il y aussi cette poésie du ciel par les chaudes nuits d’été, miroir profond d’un autre monde, où la lune dispute son éclat aux étoiles entre deux vieux immeubles d’Acharafieh.

Cette petite digression façon Mille et une nuits, c’était un truc pour vous dire, que les étoiles, la voûte céleste, et les inspirations cosmiques sont au firmament pour l’hiver qui s’annonce. Voilà ma petite sélection des merveilles, dont la plus belle vient de Beyrouth, of course.

Et à suivre, entre deux bijoux, ma sélection des supers endroits à Beyrouth, promis c’est écrit !!

MY FAVORITES

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2 thoughts on “Paris – Beyrouth

  1. C’est tellement ça Beyrouth, tu décris tout merveilleusement ; cela donne envie d’y retourner, de s’y fondre et de jouer la princesse le temps d’un voyage

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