Superflu Nécessaire

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Comme vous, je pars.

Ok, mais un, je ne pars pas au bout du monde, et deux, je pars comme les tortues, avec ma maison sur le dos.

C’est quoi au juste ma maison pour 3 semaines ? C’est ce qui m’est nécessaire au quotidien, enfin pas le nécessaire vital genre brosse à dent et doliprane, non, le nécessaire superflu, celui qui s’adresse au plaisir, à un certain hédonisme, et au temps que je vais m’offrir. Le superflu et le nécessaire sont les deux mamelles d’une valise réussie, et hop, je vous colle le sujet de la valise de mes vacances.

Je ne vais pas vous faire le coup de la nana super organisée qui classe tout sur son lit par couleur avant de faire sa valise et qui prend une photo nickel de ses accessoires de vacances. Les autres le font beaucoup mieux que moi, et quand je lis cette rubrique chez Garance Doré ou les autres blogueuses fashion, j’ai l’impression d’être le cancre de la classe dans la matière « valise modèle ».

Je m’y prends au dernier moment, je mets toutes mes affaires en essayant vaguement de respecter une logique de répartition des volumes qui pourtant m’échappe, je tasse, car je prends toujours plus de tenues qu’il n’y a de jours à habiller (le fameux on ne sait jamais ça peut toujours servir ), et ensuite je m’assois sur ma valise en pestant qu’elle n’est pas assez grosse, jusqu’au moment ou je coince la fermeture éclair dans un bout de tissus qui dépasse, je déchire tout, je rouvre le bazar, je fais un peu de vide, je retasse, je referme, et j’ajoute en général un énorme cabas qui contient en vrac le surplus qui n’a pas voulu entrer dans ma valise.

Quand tout est prêt et fermé à double tour, en général je m’aperçois que j’ai oublié mon sac de petites culottes, ce qui est absolument dramatique car on ne peut pas passer 3 semaines d’été sans petites culottes, et je suis obligée de recommencer une enième fois l’opération ouverture de valise, ce qui me mène en général à deux doigts de la crise de nerfs, car à ce moment mon homme trépigne en bas de l’immeuble avec la voiture mal garée bourrée à bloc, l’oeil rivé sur sa montre et sur l’appli des embouteillages à la sortie de Paris. Je finis pas y arriver, je descends, je me fais engueuler, 25 ans de « Mais tu as mis quoi la dedans ??? » et on part dans un silence exaspéré et concentré, chacun faisant mentalement l’inventaire des trucs potentiellement oubliés…

 Bon il y a deux trucs que j’aime, dont j’ai du mal à me passer, surtout l’été.

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D’abord mes bijoux fétiches, c’est pas lourd et j’ai besoin de les avoir sous la main, ils m’accompagnent, il sont l’essence même de ce superflu nécessaire. Je vous ai fait le florilège de mes favoris indispensables, de la bague C’est dans l’air de Selim Mouzannar, à ma médaille Brooke Gregson, et aussi, mon long sautoir en pâte de verre acheté sur la plage de Krabi en Thailande , mon motif d’oreille Anais Rheiner, mon collier cravate en strass Marie Laure Chamorel, mes anneaux Yves Gratas et Myrtille Beck, et ma manchette serpent Louise Hendricks.

Plus encombrant, mes livres de l’été, et comme je n’ai pas beaucoup lu ces derniers temps, je suis un peu en manque. Je me sens l’esprit sec comme le Sahara, j’ai soif d’histoires abracadabrantesques. Là c’est jackpot : mon ami Jean Christophe Grangé m’a offert son dernier roman « Lontano » en avant première (épreuves non corrigées, la classe non ? ), et j’ai suivi les conseils de François, créateur des éditions Sonatine, qui a glissé dans ma pile son dernier best seller, « La fille du train ». Frissons garantis, mon été est sauvé grâce aux princes des thrillers, et j’enchaînerai sans doute avec la biographie de Daphné du Maurier par Tatiana de Rosnay, « Rebecca » et « l’Auberge de la Jamaïque » sont ses deux livres qui ont marqué mon adolescence.

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Mes créateurs de bijoux et mes écrivains favoris m’accompagnent cet été, ils sont mon indispensable superflu, mon « Wilson », le ballon de volley-ball qui devient le compagnon de Tom Hanks sur son île déserte perdue dans le Pacifique dans le film « Seul au monde« , le truc qui me rattache à ce que j’aime le plus pendant ces trois semaines de mise en off de la vraie vie.

Et vous, c’est quoi votre « Wilson » des vacances, votre superflu nécessaire ? ça m’intéresse !

MY FAVORITES 2

myfav selimmouzannar myfav brooke

myfav marielaurechamorel myfav yvesgratas

myfav myrtillebeck myfav louisehendricks

myfav anaisrheiner myfav saphir

 

 

 

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6 réflexions sur “Superflu Nécessaire

  1. Bonnes vacances Sylvie! Je suis fière de constater que la pochette Ma design en chevreau irisé ensoleillé fait partie de ton superflu nécessaire! bises, Flo

  2. Coucou Sylvie !
    Très bonnes vacances à toi ! Contente aussi de voir un petit APRIATI parmi tes jolis choix !
    Suis à Paris pour l’ouverture de notre nouveau magasin…. Gros bisous. martine

    • C’est vrai que je n’ai pas mis mon bracelet Apriati en favoris alors que je le porte tout le temps ! Je n’avais pas la photo fond blanc je crois …
      Très bon été, je suis pressée de voir votre nouvelle boutique ! biz

  3. C’est un article que nous pouvons toutes, ou du moins la majorité d’entre nous, écrire. C’est exactement le scénario de départ en vacances de toute femme. Merci pour cet article.

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