To be Arabe or not to be… Selon Hadia

Prénom : Hadia

Nom : Decharrière Hamzawi

Profession : Dentiste. Ecrivain. Les deux

Yeux : Bleu marine

Culture : Arabe. Française. Les deux

Un CV c’est toujours un peu réducteur, surtout quand il s’agit d’une personne aussi multiple qu’Hadia. En même temps, on pourrait y lire beaucoup de choses : Ça dit Orient et Occident, ça dit scientifique et littéraire, ça dit mariée, et si je devais rajouter une image sur ces informations basiques, je dirais aussitôt Isabelle Adjani dans le clip Pull Marine, chanson mythique écrite par Gainsbourg en 1983, quand Hadia n’était encore qu’une toute petite fille.

Comme l’Isabelle du clip de Besson, Hadia a le teint diaphane, les cheveux ébènes et les yeux d’un bleu si intense qu’ils reflètent une mosaïque de lumières bleues qui vous capte irrésistiblement.

Fonds marins peuplés de créatures phosphorescentes, motifs d’étoiles mauresques reproduits à l’infini, fond de la piscine dans laquelle elle fait ses kilomètres de nage, l’aura d’Hadia est définitivement bleu.

Je l’ai croisée de nombreuses fois avant de faire sa connaissance et elle avait éveillé ma curiosité, je pressentais une énigme, quelque chose que j’avais envie d’élucider.

Nous partageons le même club de sport, elle nage, je cours, elle a presque 20 ans de moins que moi, nous étions à la fois proche et loin, on aurait pu en rester là sans la persévérance d’une amie commune déterminée à nous rapprocher.

Nous avions toutes les deux écrit un livre auto-biographique qui parlait de nos pères respectifs, nous avons toutes deux des racines arabo-musulmanes bien planquées sous une apparence très gauloise, et nous avions toutes deux atterri dans le très paisible ouest Parisien pour ancrer nos vies de famille.

Je sentais que comme moi, elle avait eu une histoire familiale singulière, qu’elle avait fait un sacré trajet avant d’être la jeune femme épanouie, parfaitement à l’aise, telle qu’elle m’apparaissait aujourd’hui.

Le catalyseur de la rencontre a été mon immobilisation pour cause de jambe cassée, la lecture de son premier livre, Grande Section, prêté par notre amie commune et dévoré en une journée. Son livre m’a bouleversé, il faisait écho à ma propre histoire, avec beaucoup de variantes évidemment. Elle venait de sortir son premier roman, Arabe, c’était décidément le moment de la rencontrer.

J’ai foncé sur elle (autant que faire se peut avec des béquilles) un dimanche après midi, le jeudi suivant, je la retrouvais dans son bel appartement parisien pour une discussion à bâtons rompus sur sa vie, sa famille, son histoire, sa nouvelle passion pour l’écriture, une véritable saga comme je les aime.

Hadia habite à deux pas de chez moi dans un de ces immeubles anciens du 16ème qui fleurent bon l’encaustique, signe d’une copropriété bourgeoise exigeante et avisée. J’appuie sur l’interphone Decharrière, je monte au 5ème étage, Hadia m’accueille et me fait entrer dans une grande pièce inondée de lumière, décorée avec un goût exquis. Tout est joli chez Hadia, elle en premier lieu, son chat persan, ses tableaux d’artistes, son bureau George Nelson sur lequel elle écrit, ses canapés bleu ciel inspirés des ottomanes marocaines, sa bibliothèque noire qui occupe un mur entier. Le temps que Sarah arrive, elle me fait visiter l’appartement, tout est absolument ravissant, je m’extasie devant chaque tableau, chaque choix décoratif, je suis chez quelqu’un qui a le sens du détail, quelqu’un qui aime de s’entourer de belles choses.

Elle a acheté la semaine passée un tableau aux couleurs de printemps chez Amélie Maison d’Art, je suis contente de voir que mes posts provoquent des coups de foudre chez mes lecteurs… Dans la chambre de sa fille, une peinture dorée ornée de signes gravés dans la matière capte mon attention, c’est sa mère qui l’a peint, donc sa mère est une artiste.

Je complète ce que je sais d’elle au travers de son livre Grande Section, j’en sais déjà beaucoup, j’ai hâte d’en savoir plus, j’ai l’impression de suivre les petits cailloux qu’elle a laissés sur son chemin, autant de balises qui me permettent de suivre la trace qui l’a menée jusque là, dans ce lieu qui est une bulle de bonheur familial, un cocon idéal, un rempart contre les drames du passé.

Premier petit caillou, je note la boite orientale en marqueterie de nacre et bois précieux posée sur son bureau, j’ai la même à la maison, une boite rapportée d’un des nombreux voyages de mon père dans les pays d’orient.

Oui c’est bien ça, notre carte du monde a imprimé les mêmes chemins, en grammaire, ça doit s’appeler la concordance des temps, dans la vie, ça s’appelle la complicité immédiate.

Je suis assise à coté d’Hadia sur l’Ottomane bleu ciel, la brune et la blonde, on est très différentes, mais il y a ce truc qui nous rapproche étrangement : j’ai un père né en Algérie, elle a des parents nés en Syrie, mais nous avons toutes les deux l’air plus Françaises que Marine Le Pen et Christine Boutin réunies !

Ce n’est pas que pour la blague que je dis ça, mais parce qu’Hadia me confie dès la première minute de notre discussion que le sentiment qui prédominait chez elle enfant, et qui a déterminé ses choix de vie, c’est le sentiment d’imposture.

Bingo ! Je connais trop ce sentiment qui vous donne l’impression de ne jamais faire partie d’un tout, d’être apparemment comme les autres tout en se sentant différente, sentiment extrêmement dérangeant quand on est enfant, à ce moment de la vie où on ne veut qu’une seule chose, être comme les autres, appartenir à un clan protecteur, avoir un ADN fusionné avec la communauté dans laquelle on vit.

« Pendant très longtemps » me dit-elle, « je me suis sentie en dehors du cercle, j’avais un très fort problème d’identité que je n’assumais pas. J’avais envie d’être comme les autres, alors je faisais semblant. Ça se focalisait sur la nourriture. Un jour la maitresse m’a demandé ce que je mangeais le matin. J’ai répondu du fromage blanc, alors que je mangeais du labné (fromage libanais) mais personne ne savait ce que c’était, j’avais honte. Je ne voulais qu’une seule chose, ressembler aux autres. »

Pour comprendre ce que dit Hadia, il faut connaître son histoire, celle qu’elle raconte dans Grande Section.

Au début des années 80, ses parents quittent la Syrie pour vivre à Cannes alors qu’elle est toute petite. Son père est fatigué de l’orient d’où il a fuit la guerre du Liban, il veut installer sa famille en France. Il a monté un business prospère, mais un revers de fortune l’oblige à retourner en Syrie. Le rêve d’une autre vie à l’ouest le taraude en même temps qu’il apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable. Il débarque en Californie, à San Diego chez sa sœur cadette avec sa femme et ses deux plus jeunes filles, Hadia et sa sœur.

Grande Section, c’est l’histoire d’Hadia qui revit son enfance en miroir de celle de sa propre fille, c’est un voyage dans le temps pour retrouver un père adoré disparu trop tôt, un mausolée de papier construit de souvenirs retissés et de larmes, les pérégrinations d’une famille Syrienne qui veut quitter l’Orient compliqué pour un Occident idéalisé.

De Damas à Cannes, de Paris à San Diego, Hadia raconte ses métamorphoses successives d’un pays à l’autre, d’une langue à l’autre, d’une culture là l’autre, mais ce que qu’elle raconte aussi, c’est la puissance de la transmission inconsciente.

Elle découvre en écrivant son livre que son père avait prévu de monter aux US un business de cabinets dentaires.

Deuxième Bingo, j’ai découvert à 43 ans que ma grand mère paternelle était d’une famille de bijoutiers Kabyles, alors que je venais de me lancer dans la création de bijoux, il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez vous …

Sarah nous mitraille avec son reflex, Hadia me conte sa jeunesse parisienne au Lycée Jean Baptiste Say, je reconnais en elle la verve orientale, les gestes liés à la parole, les mains qui dansent, les yeux qui se perdent pour retrouver un souvenir, le rire pour chasser les zones d’ombre. Je note dans mon cahier mais je me laisse aussi emporter par la discussion, il y a trop de choses qui font écho en moi.

De 7 à 17 ans, pour échapper à la mélancolique solitude qui s’est abattue sur sa mère, Hadia devient autonome, débrouillarde, déterminée. Elle ne sais plus comment ça lui vient mais elle sera dentiste, c’est un métier solide, on est sûr de gagner sa vie, elle ne sera pas dépendante, elle ressent un besoin viscéral de s’ancrer dans le réel, et surtout, d’être responsable d’elle même. Elle a déjà commencé à construire les digues qui la protégeront du malheur subi par sa mère.

Elle qui a passé son enfance à naviguer entre le français, l’anglais et l’arabe, entre le labné au thym, les tartines beurre-confiture et les peanuts-butter-sandwichs, elle choisit son camp à 18 ans sans l’ombre d’un doute : la rationalité occidentale l’emporte sur la tradition orientale, la femme autonome plutôt que la femme dépendante. Elle rencontre aussi son futur mari à ce moment, Hadia est précoce, elle sait ce qu’elle veut.

Je comprends que c’est pendant cette période qu’elle oublie de parler arabe, qu’elle joue l’ambiguïté sur ses origines, et qu’elle occulte son penchant de rêveuse littéraire qui laisse son esprit vagabonder dans un imaginaire foisonnant. Elle raye tout ça de sa carte du conscient, elle trace, elle veut sa place ici et maintenant.

Sa phobie de vouloir à tout prix être « comme les autres » la poursuit, à ce stade, ça ne se fixe plus sur la nourriture, mais sur ses origines. On la prend souvent pour une juive, son physique et son nom laissent planer un doute, et puis dans les années 90, qui connaît la Syrie ? Un pays lointain occulté par la guerre du Liban. Du flou, encore du flou, elle m’avoue qu’à 20 ans, en pleines études de médecine, si on pense qu’elle est juive, ça coupe court à la bizarrerie, ça la classe dans une culture reconnue et valorisée, ça l’arrange…

Troisième Bingo, j’ai vécu la même chose avec mon nom ambigu, ma blondeur, et mes études à Dauphine, je ne pouvais pas être « arabe », et moi non plus, je ne démentais pas…

Ça mérite que je m’arrête là dessus parce que ce n’est pas super glorieux de réaliser qu’à 20 ans, on a mis au placard nos origines liées au monde arabe pour se fondre dans la masse, ou pire laisser la confusion planer quant à l’appartenance à une autre minorité plus « valorisante ».

A chaque époque son épistémè, et celui de 2019 n’a plus rien à voir avec celui de 1983, et là je parle de moi.

Si aujourd’hui c’est plutôt un plus d’être issu de l’immigration « arabe » dans les milieux littéraires et politiques, ce n’était pas du tout le cas il y a 20 ou 30 ans.

En 1983, la marche des beurs préemptait la lutte politique contre le racisme, faisant de l’égalité des chances entre enfants issus de l’immigration et français de souche un argument politique foudroyant. De cette marche était née l’organisation SOS racisme, une émanation du parti socialiste qui n’avait plus rien à voir avec les « Marcheurs » des origines, qui pour la plupart, ont sombré dans l’impasse sociale.

Mon père, dans son langage d’universitaire alambiqué aurait appelé ça la dialectique des puissances et des résidus, façon compliquée d’expliquer qu’il y a des cultures dominantes et des cultures dominées, sur le plan des institutions, de la langue et de l’orthodoxie.

Moi dans mon langage commun, je m’étais dis à 20 ans que je n’avais pas du tout envie d’être du coté des victimes. Si je passais incognito chez les Cé-francs, je prenais ça pour une bénédiction. Appelez ça comme vous voulez, pour moi ça tenait tout simplement de l’instinct de survie. L’irrésistible humoriste Fellag n’était pas encore passé par là pour déculpabiliser les uns et dé-victimiser les autres, lui qui clame aujourd’hui haut et fort : « Vous avez raté votre décolonisation, on a raté notre indépendance, on est quitte ! »

Si des années plus tard Hadia a fait la même chose que moi, c’est parce qu’à ce moment là, ce n’est plus la victimisation qui pointait du doigt les jeunes issus de l’immigration arabe, mais carrément la terreur. Parce qu’entre temps le terrorisme avait commencé à frapper, et qu’être arabe dans l’inconscient collectif, ça commençait à devenir une tare, un truc de fou de Dieu qui fait sauter des bombes à l’aveugle, se cache derrière des barbes filandreuses, fait sa prière 5 fois par jour et couvre sa femme, ses sœurs et ses filles d’un truc noir intégral qui les transforme en fantôme.

Voilà c’est dit.

Hadia affirme qu’elle n’a pas de filtre, et que quand elle a sorti son roman intitulé « Arabe », elle n’a pas du tout pensé à l’aspect polémique, mais au contraire à l’émerveillement que peut procurer l’idée de se réveiller un matin en parlant arabe.

Après toutes ces années travaillées à se fondre dans le moule, après être devenue une bonne dentiste, une bonne épouse et la mère attentive d’une petite Lina, Hadia s’est mise à buguer comme elle dit.

«Un soir de 2015, 30 ans après la mort de mon père, j’avais l’âge que ma mère avait quand elle est devenue veuve, ma fille avait 5 ans, l’âge que j’’avais quand j’ai perdu mon père, impossible de m’endormir, j’ai eu besoin d’écrire. Ça a été un flot d’écriture pulsionnel, tout me revenait, il fallait que je raconte cette période de mon enfance. Le texte est sorti d’un coup, spontanément. »

Comme si réveillée d’une longue léthargie, la vraie nature d’Hadia était revenue à la surface, l’écriture comme une matière pour se souvenir, remonter le temps, retrouver les sensations enfouies, réparer, pour enfin trouver sa place.

Elle me raconte qu’elle a fait lire le texte à une de ses amies qui adore, et lui déclare qu’elle ne la lâchera pas tant qu’il ne sera pas publié.

Les choses qui doivent advenir émergent toujours à la suite d’un enchainement improbable. C’est finalement chez Lattes qu’Hadia trouvera une lectrice enthousiaste, Karina Hocine lui propose un contrat et la dirige vers Anne-Sophie Stephanini qui sera plus que son éditrice, son guide littéraire.

Le sentiment d’imposture d’Hadia atteint son acmé, là voilà dentiste et écrivain, elle se pince pour y croire, son premier livre obtient un réel succès, il n’y a plus qu’à écrire le deuxième.

C’est difficile de passer de l’autofiction à la fiction, j’en sais quelque chose, je n’ai jamais franchi le cap, je suis trop attachée à une certaine forme de vérité, quand j’invente, j’ai l’impression de raconter des bobards.

Mais Hadia est aidée par Anne-Sophie qui l’encourage, la pousse, lui dit qu’elle a la fibre de l’écrivain, la met sur des pistes. Hadia lui est infiniment reconnaissante, elle avoue que Anne Sophie «voit plus loin qu’elle même ne peut le faire».

Avec son roman « Arabe », qui raconte l’histoire d’une jeune femme française qui se réveille un matin parlant arabe, elle a son deuxième livre.

Je n’ai pas encore lu le livre quand nous nous rencontrons, mais Hadia me raconte que si elle a écrit cette fiction, c’est bien-sûr parce que la langue arabe l’interroge depuis toujours. Certes elle l’a laissé de coté pendant de nombreuses années, mais sa mère lui a toujours parlé en arabe, elle lui répondait en français. C’est comme si son être s’était partagé en 2 personnes distinctes, une qui écoute et comprend l’arabe, une autre qui ne peut répondre qu’en Français. C’est de cette scission que germe l’idée de son roman.

A ce stade j’envie Hadia, moi qui ne comprends et ne parle pas un mot, je crois que je rêverais de me réveiller un matin avec cette langue dans ma tête.

Et se sera mon dernier Bingo. Comme Hadia, j’ai eu très tardivement le regret de cette langue dont j’avais été coupée malgré moi, par la force d’une histoire familiale chahutée par la grande histoire.

En pleine guerre de l’indépendance, mon père s’était arraché de sa propre culture kabyle pour devenir ce grand intellectuel français dont les idées n’avaient pas de frontières. Il avait voulu farouchement que ses enfants soient français, pour ne pas revivre ce que lui avait vécu, les affres de l’éloignement, le sentiment d’exclusion permanent, la ligne de crête sur laquelle vivent tous les êtres qui sont partagés entre deux cultures antinomiques.

Hadia a mis 30 ans pour réaliser qu’elle n’appartenait pas à un seul monde, mais à deux monde, et pour l’accepter. Moi, ça m’a pris un peu plus de temps, mais pour toutes deux, cette métamorphose est passée par l’écriture.

La découverte et l’acceptation de ses origines a quelque chose d’absolument passionnant, ça tient un peu de la renaissance. C’est comme si on avait marché sur une seule jambe pendant des années, et que tout à coup, on se rend compte qu’on on en a deux, tellement plus simple !

Je raconte mon dernier voyage en Algérie à Hadia, elle m’avoue qu’elle n’est jamais retournée en Syrie. En même temps, le contexte n’était pas au tourisme… Mais ce n’est pas cela qui la bloque. Elle veut mériter son voyage, elle veut reparler vraiment l’arabe pour y aller, elle sent que pour l’instant, elle veut se sentir chez elle là bas, pas une étrangère.

Le temps a passé à une vitesse vertigineuse. On n’a pas du tout parlé bijoux. Hadia me montre les trois qu’elle ne quitte jamais.

Une montre Patek Philippe vintage née un an avant elle, un cadeau de son mari, sa bague de fiançailles, et l’alliance en diamants que son père avait offert à sa mère.

Elle aime porter ces bijoux qui la lient aux personnes qui comptent pour elle, tout a un sens, tout a une histoire, même sa montre qui a appartenu à quelqu’un d’autre, elle a eu une vie avant elle, une vie qu’elle peut imaginer. Le bijou est pour elle un talisman plus qu’un élément décoratif.

« Une piste pour un nouveau roman Hadia ? »

Elle sourit.

« Pourquoi pas ? Un objet ne vaut que par l’émotion qu’il transmet, j’aime la liberté d’imaginer une histoire autour d’un bijou ancien .»

Française et arabe, dentiste et écrivain, scientifique et littéraire, nageuse et rêveuse, maman orientale et femme indépendante, et si la vérité d’Hadia était que le bonheur, c’est finalement accepter qu’on est multiple ?

Photos Sarah Clavelly

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14 réflexions sur “To be Arabe or not to be… Selon Hadia

  1. Passionnant et interessant …. juste envie de lire ce livre pour la passionnée de littérature que je suis et sans cesse à la recherche de nouveautés….

  2. Wow!!! Merci pour ce voyage entre 2 mondes et ce mélange de 2 cultures si lointaines mais qui s’unissent et font d’une personne sa richesse! Je suis aussi française et arménienne et chaque sentiment décrit dans cet article et très profondément ce que j’ai ressenti jeune! Merci

  3. C’est chaque fois un vrai plaisir de lire vos post. Vous avez une très belle plume qui m’a donné très envie de découvrir celle d’Hadia. Je m’empresse d’aller découvrir son roman « Arabe ». Vos histoires communes font échos à d’autres parcours. J’ai hâte de découvrir son œuvre Belle continuation dans vos projets artistiques ! Myriam

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