Laetitia Billie-Blanket, Raconte moi TOIT ET MOI !

« Avec Caroline, on était obsédées par l’idée de ne pas raser le lecteur, il fallait que le livre soit beau, dynamique, vivant. Alors j’ai mis le booster sur mes reportages je voulais illustrer chaque situation pour en faire un cas pratique ! »

Billie Blanket c’est un joli nom. Les initiales disent B.B., le prénom évoque l’impertinence rigolarde d’un personnage de BD et la consonance swingue. Mais en vrai, et je le sais depuis peu, le vrai nom de Billie, c’est Laetitia.

J’ai commencé à la suivre sur Insta quand Caroline Watelet, maître en déco Feng Shui et grande prêtresse de la Happiness house therapy m’a annoncé qu’elles écrivaient un livre ensemble. Billie-Laetitia se montre peu sur son Insta, on y voit surtout ses jolies photos de déco qui donnent follement envie de refaire la sienne, et depuis peu des images de Salomon, la nouvelle boule de poils  de sa tribu.

C’est depuis la sortie du livre « TOIT ET MOI » qui a fait un carton intersidéral qu’on voit son sourire ultra bright et sa blondeur solaire s’afficher en parfaite harmonie avec celle de son acolyte Caroline. Toutes les deux ont signé The best-seller de l’art de la maison harmonieuse, un de mes livres de chevet préféré parce qu’il est beau, didactique et tellement motivant qu’il m’a donné l’énergie de faire tourner tous les meubles de ma chambre dans l’instant, provoquant chez mon conjoint une inquiétude panique pour ma santé mentale (je n’avais pas bougé le moindre objet depuis 3 décennies…). Le rendez-vous a été pris chez elle, dans sa jolie maison mille fois Instagramée.

Me voilà partie en voiture armée de mon Waze par un beau jour de printemps. Le soleil brille, les oiseaux chantent, je me suis garée dans une impasse bucolique, j’ai  poussé une grille en fer forgée grinçante et j’ai été accueillie par la débordante démonstration d’affection de Salomon.

Sa maison est spacieuse, lumineuse, ouverte de toutes parts sur le jardin, un peu comme les maisons californiennes des séries TV peuplées de surfers blonds et bronzés. Sauf qu’on est dans son patelin du bord de Seine et pas du Pacific, que le garage abrite plus de vélos que de surfs, et que son fils ne part pas à Venice Beach mais sur le terrain de foot d’à côté.

A part ça, le soleil est partout, sur les murs terracota, la couleur fétiche de Laetitia, sur sa terrasse en bois où le soleil tape plus qu’à San Diego, et dans sa grande pièce en rez-de-chaussée aux baies grandes ouvertes sur le jardin.

On visite avant de s’installer au salon, Salomon épuisé par tant d’émotions sombre dans un sommeil cathartique sous le fauteuil de sa maitresse. Quand ma photographe Delphine prend sa caméra, Laetitia, reprise par son reflexe d’instagrameuse s’exclame :

«Y’a une tache de chocolat sur le canapé !» suivi de «  Mon bouquet de jonquille fait la gueule ! ».

On s’en fout ! On est au cœur du réacteur qui créé l’illusion Instagram, vraie vie contre beautiful life. J’ai choisi la vraie et je lui pose ma première question sur la vie et l’œuvre de Laetitia-Billie, c’est parti !

Au tout début ? Ahahah j’ai tout foiré !!!  J’ai fait une fac d’anglais, puis le cours Florent, puis je suis partie faire un voyage aux US, puis je suis rentrée et j’ai fait un BTS de tourisme qui ne m’a servi à rien !

Laetitia  Billie Blanket

J’adore ! Dans la famille self-bashing, je sens qu’on a des accointances.

Elle réalise vite que le seul truc qu’elle sait et aime vraiment faire, c’est la décoration. Avec une mère antiquaire, une grand-mère décoratrice et un grand-père sculpteur, l’atavisme y est peut -être pour quelque chose.

Après ses premières armes à la vente chez Conran Shop puis Canovas, des enseignes de rêve mais un boulot éreintant, elle rencontre Edouard, son mari. Fin de la vente elle veut avoir une vie de famille le week-end.

Elle rentre dans une agence de presse spécialisée dans la déco où elle passe sa journée au téléphone pour proposer des sujets aux journalistes et aux stylistes, pas du tout son truc. Un jour, elle dit à ses collègues qu’elle veut passer de « l’autre côté ». La réaction ne se fait pas attendre, «  Tu n’y arriveras jamais ! » lui répond le cœur des bitchs

Ce coup de pied au cul la galvanise, elle sera journaliste.

Elle quitte l’agence et commence à faire des piges, Julie Borgeaud alors journaliste déco (devenue depuis créatrice de la très désirable marque de bijoux Imaï) lui tend la main. Elle va bosser pendant des années pour les plus grands magazines de déco, de Madame Figaro à Elle en passant par Marie Claire Maison et Maison Française, Laetitia a trouvé sa voie.

Et puis arrive Vadim, son troisième enfant. Si ça avait été une fille, elle l’aurait appelé Billie. C’était il y a 7 ans, la presse papier commençait à tanguer, son mari Edouard (ancien publicitaire visionnaire lui-même reconverti dans la déco)  lui dit « La presse papier c’est fini ! Passe au digital !  Ils cherchent un nom anglo-saxon qui sonne bien, le blog Billie-Blanket est né.

La première année est laborieuse, mais son expérience de journaliste et son talent photographique sont de sérieux atouts. Ses photos iPhone sont ravissantes et ses textes pétillants et légers.

« Dans mon blog, je ne mets jamais trop de texte, ça perd le lecteur, il faut lui laisser la possibilité de picorer ! On a fait pareil dans le livre. »

Cette phrase s’imprime dans mon cortex, moi qui me prends pour Victor Hugo et qui pond à chaque post des romans fleuves…

Le Elle.fr héberge le blog Billie-Blanket, elle rencontre des influenceuses qui lui donnent la clé de la visibilité sur Instagram. Elle se lance dans un concours, multiplie les reportages, le sommet des 10.000 followers tant convoité est vite atteint. Billie-Blanket devient une référence, elle créé des meubles et objets décos pour la Redoute Intérieur, notamment un meuble sèche-linge absolument génial qui fait sa fierté, les partenariats avec les marques s’enchainent, Laetitia-Billie brille désormais au firmament du monde digital de la déco.

C’est à ce moment que Vincent Debiar, le Gérard Majax des attachés de presse parisiens lui présente Caroline Watelet. Entre maître Feng Shui, sourcier radiesthésiste, chamane taoïste, fée clochette du rangement et medium purificatrice des mauvaises ondes, Caroline Watelet a développé une méthode d’aménagement et de décoration des maisons qui n’appartient qu’à elle.

Comme moi quand j’ai rencontré Caroline la première fois, Laetitia ne saisit pas toutes les subtilités de son métier un tantinet ésotérique, mais le coup de foudre est immédiat. Comme dit Caroline, « On a dû être les meilleures amies du monde dans une autre vie ! » Ainsi soit-il, elles deviennent les meilleures amies dans leur vie de maintenant.

« Avec Caroline, on est liées par l’amour des maisons et on est ultra complémentaires. Elle, c’est l’intuition, la connaissance du Feng Shui et des techniques traditionnelles d’aménagement des maisons. Moi, c’est l’écriture et la photo. De fil en aiguille, le livre a pris forme entre nous. »

Laetitia  Billie Blanket

La seule chose dont elles sont certaines, c’est que les vieilles recettes utilisées par Caroline répondent parfaitement aux aspirations d’aujourd’hui. Quand elles présentent leur projet aux éditions du Chêne à la sortie de la crise sanitaire, leur idée est limpide. Elles veulent faire un beau livre, une anthologie du bien-être chez soi facilement transposable dans la réalité. Bingo, le projet du livre est signé, on est en janvier 2021.

L’éditeur les aide à définir la structure du livre, ce sera un chapitre par pièce de la maison, chacune part travailler de son côté.

« Caroline me donnait toute la matière chapitre par chapitre, et moi, je l’ai mise en forme, avec le texte et les photos »

Impossible de réfléchir ensemble, quand elles se voient, c’est pour papoter ou pour remettre au carré le bureau de Laetitia. C’est plus fort qu’elle, quand Caroline entre dans une maison, elle voit immédiatement ce qui cloche. C’est la leçon numéro 1 du chapitre Le Bureau du livre, me dit Laetitia  :

« Pour turbiner, il faut présider ! Jamais un bureau avec une porte dans le dos, toujours en position dominante de l’espace, avec une vue au loin pour laisser le regard s’évader, c’est la clé pour bien bosser ! »

« On était obsédées par l’idée de ne pas raser le lecteur, il fallait que le livre soit beau, dynamique, vivant. Alors j’ai mis le booster sur mes reportages, je voulais illustrer chaque situation pour en faire un cas pratique ! »

Je réalise que c’est ça aussi l’effet Instagram, l’écriture est au service de l’image, pas l’inverse. Le succès du livre TOIT ET MOI réside dans cette recette déjà éprouvée par Laetitia dans Billie-Blanket : l’incarnation, les témoignages, la connivence.

Le deuxième challenge est l’ancrage de leur méthode dans quelque chose de plus essentiel, chaque chapitre se conclut par un entretien avec un expert, notamment la philosophe Marie Robert, le psychiatre Alberto Eiguer et la sociologue Monique Eleb :

« Quand on n’a pas de lieu ou habiter, on est dans un état de détresse absolue. Parce que notre maison nous définit et, sans elle, nous ne sommes plus rien. »

La maison c’est notre identité, c’est dire si elle mérite notre attention !

Leur dernier challenge et pas des moindres, ça a été la couverture du livre m’avoue Laetitia.

« On ne voulait pas une photo, ça se démode trop vite ! »

Arrivées en Septembre alors que tout est écrit, elles sèchent lamentablement sur la couv. Au cours d’une réunion méga tendue avec l’éditeur pressé, Caroline joue son va-tout et demande à une Laetitia au bout du rouleau :

« – C’est quoi ta couleur préférée ?

– Terracotta !» répond Laetitia.

Et voilà, la couverture terracotta rosée et l’élégant graphisme doré sera la signature de TOIT ET MOI,  nouvelle anthologie qui traite le décor de la maison comme chemin vers le bien-être intérieur. Et en plus, l’objet est décoratif, qui dit mieux ?

« Ça m’a passionnée d’écrire ce bouquin mais après le tourbillon du succès à sa sortie, il y a eu un grand vide ! »

Laetitia  Billie Blanket

Après la folie de la promo qui a duré tout l’hiver, Laetitia éprouve le truc classique de l’écrivain, le baby-blues.

Et puis le mois de janvier c’est son anniversaire, un anniversaire pas fastoche cette année, je vais pas donner de chiffre par délicatesse, bien que vu de ma fenêtre, ce cap là c’est de la gnognotte… Alors pour la consoler, son mari Edouard, toujours attentionné lui a offert un bébé chien qui s’appelle Salomon.

Quand elle a découvert la laisse dans son paquet cadeau elle a fait comme Catherine Frot dans le film « Un air de famille », elle a fondu en larmes, c’est dire la gravité de son baby-blues

Depuis janvier, Laetitia-Billie Blanket est devenue gaga de Salomon et couve mille projets avec sa complice Caroline Watelet.

Des conférences, des ateliers créatifs, des partenariats, tout le monde se bat pour écouter la bonne parole du nouveau duo de la déco.

On en est à la troisième réédition du livre, ça s’appelle un carton. Qu’on soit archi d’intérieur, marque ou site déco, pro de l’immobilier, ou néophyte comme ma pomme, on est tous d’accord avec Laetitia et Caroline : Notre maison dit tout de nous, et sur ce sujet-là, on préfère tous qu’elle ne parle que de notre vie… en rose !

Photos Delphine Jouandeau

Texte Sylvie Arkoun

Selim Mouzannar
pour le chic intemporel de ses bouquets de bagues aux pierres précieuses soulignées de noir
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Lito
pour son œil fabuleux qui voit tout
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pour son extravagant bracelet aux médailles baroques multicolores
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hi

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