Introducing Les Greluches

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C’était il y a 12 ans, juin 2001, avant le 11 Septembre, avant qu’on prenne rides et capitons, avant que les enfants ne chaussent du 44, avant le botox, avant les dates foireuses sur Attractive world, avant Desesperate House wife, avant l’iPhone, avant Cécilia, Carla, Valérie, Julie, et les autres.

C’était aussi mon anniversaire, et vous m’aviez fait une surprise, un superbe cahier des greluches,

et le plus beau sac du moment, la pochette Vuitton taguée par Marc Jacob, le fantasme fait sac de cette année là.

J’ai tout gardé dans une belle boite, comme un trésor. Le sac je ne le porte  plus parce que comme d’autres ont laissé tomber le mari, moi j’ai depuis j’ai laissé tombé le luxe, et le cahier parce pour moi c’était vraiment la petite histoire des greluches, telles que nous étions depuis 20 ans déjà, et  telles que nous sommes toujours aujourd’hui, 12 ans après, ce qui fait de nous, j’en conviens, des greluches-dinosaures.

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Je le trouve poétique ce cahier des greluches, vous vous étiez pris la tête pour le faire, à l’ancienne, avec des polaroids supers stylés collés au baton UHUstick, des petits dessins de Soledad découpés dans le Elle, la belle écriture au feutre noir de Marion pour les sous titres et les textes, et la magnifique synthèse de nos thèmes de prédilection, quintessence de la grelucherie depuis des siècles et siècles, les mecs et nous, amen.

La ligne éditoriale du cahier,  c’était nous et notre obsession : l’optimisation de l’attractivité d’une greluche, challenge essentiel qui mobilise 90% de nos ressources énergétiques, problème transcendant du plaire, du plaire à soi même comme du plaire aux autres, et surtout du plaire aux mecs.

Et dans ce fourre-tout du plaire, il y avait 2 niveaux, le niveau psychique qui ne nous intéresse pas du tout aujourd’hui, et les fondamentaux que sont les apparences.

De ce coté on a toutes eu nos fixettes légendaires, accumulation encombrante de chaussures pour Odile,  collection douteuse de manteaux en fourrure dits  « King Kong » pour Marielle, sélection pointue de robes spectaculairement importables pour Marion, addiction au duo gloss-pomponnette rose fushia pour Béa, et compulsion castafioresque de baguouses pour Zazoune.

Sur le cahier, un pola récapitulait nos passions dont une de nos pieds chaussés de très jolies chaussures et l’autre de nos mains ornées de nos plus belles bagues.

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Et en revoyant ces photos, j’ai réalisé que je ne me souvenait absolument pas des chaussures que nous portions à l’époque, mais que chaque bague portée sur nos mains me ramenait à une tranche de notre vie, un évènement, un amour, une histoire.

Plus aucune d’entre nous ne porte aujourd’hui la même baque qu’il y a 12 ans, mais ce changement ne traduit pas seulement un changement de mode, il raconte le changement de nos vies.

C’est pour ça que j’aime les bijoux, parce qu’au delà de leur beauté, de cet éclat qu’ils nous donnent, c’est l’histoire qu’ils racontent de nous qui me fait rêver, et c’est pour vous faire partager ces histoires de bijoux entre autres que j’ai eu envie de vous offrir ce blog.

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