Fashion Week Surmenage

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On est le 24 mars.

Mon dernier post écrit, le portrait de Caterina Murino, (la James Bond girl qui fait des bijoux) date d’il y a 2 mois.

Entre temps, je suis allée à Beyrouth, je suis revenue, je suis partie au Mexique, je suis revenue, j’ai fait la Fashion week parisienne, j’en suis revenue, je suis partie à Londres, et ouf, c’était vendredi, là je suis de retour à Paris.

Je résume, évidemment. En fait, pendant deux mois, j’ai bossé. Mon boulot, en dehors de mon blog, c’est de faire du marketing .

De mettre au carré ce qui ne l’est pas. De donner du sens à un projet de marque. De rendre fluide le travail entre les gens d’une équipe. De regarder vers l’avenir pour définir un chemin.

Faire des bijoux, c’est un projet créatif génial. Comme tout acte de création, il est très personnel, touche à l’imaginaire, et sa vocation est de réaliser un bel objet, qui va toucher au cœur et engendrer le désir.

Mais ça c’est l’acte I.

Après quand ça marche, on rentre dans l’acte II, celui du business. Et le business est compliqué, car il faut être à plusieurs pour le maitriser, et il fait appel à des qualités qui sont à l’opposé des qualités créatives. Dans les bijoux, comme dans tous les métiers du luxe, le business, c’est l’envers du décor.

Parce que coordination, segmentation, prix, marges, distribution, merchandising, ça fait pas trop rêver.

C’est un peu la tambouille de l’arrière cuisine, le backstage à ne surtout pas montrer au client, de peur de lui couper la chique.

Image et shooting c’est déjà plus glamour, mais quand on le vit concrètement, ça fait atterrir brutalement sur la planète réalité. Deux mois de réflexion stratégique et d’organisation prise de tête pour aboutir à : « Chérrrie, la mannequin fait pas un peu la gueule ? elle manque pas un peu de modernité ? elle a pas une peu les sourcils en friche ? » Aaargh…

Tout ça pour vous dire que je suis arrivée à la Fashion Week en léger surmenage, les cheveux dressés sur la tête et la manucure en friche (aussi …) et que j’ai à peine pu faire mon tour de piste habituel pour dénicher les pépites.

Heureusement, dans ma botte magique, il y a les copines jewellery-pros, et celle qui m’a sauvé de mon trou d’air surmenage-Fashion Week, c’est Nathalie Lacroix.

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J’ai connu Nathalie lors de mon premier rendez-vous de prospection quand j’étais créatrice de Bijoux.

C’était il y a 10 ans, Nathalie était acheteuse « accessoires » chez Franck & Fils, autant dire une des principales dénicheuses de nouveaux talents sur Paris.

Véritable passionnée de bijoux, collectionneuse frénétique, hyper intuitive, Nathalie connaît tout sur le bijou.

Depuis que Franck et Fils a rendu son tablier au Bon Marché (l’enseigne va accueillir la Grande Epicerie rue de Passy), elle sillonne Paris et la planète de son pas pressé pour aider les petites marques à devenir grandes.

Elle est toujours au top, débordante d’énergie, enthousiasme intact, invariablement sur son 31 quel que soit la météo, Nathalie accorde toujours ses bijoux avec sa tenue, évidemment.

Elle est arrivée chez moi hier dans une harmonie de verts énergisante, et on a passé deux heures à tchatcher sur nos crushs de la fashion week.

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Au final rien de révolutionnaire, mais des tendances qui s’affirment, et toujours plein de jolies nouvelles marques qui développent des savoir faire intéressants.

Le bestiaire :

Il y a des bêtes partout ! Du symbole ancestral aux jolies petites bestioles, le bestiaire se porte tous les jours, et deux marques libanaises en ont fait des bijoux iconiques .

Les petits poissons de la libanaise Nayla Arida font des petits, avec le lancement des créoles et des bagues. Coloré et irrésistible !

Naila Arida

La colombe fait fureur, est-ce le signe que nous avons besoin de paix ? J’en ai vu quelques unes, mais la vraie de vraie, la plus belle, c’est celle en diamants et tsavorites de Selim Mouzannar. Unique !

SelimMouzannar

Le minéral brut :

Les géodes et les agathes druzy de la marque anversoise Karolin Studio sont simplement magnifiques : le brut de la pierre, l’intensité de la couleur, et un sertissage de diamants hyper raffiné.

KarolinStudio

Karolin2

Dans cette catégorie, on rajoute avec Nathalie un crush spécial pour la marque CVC stones : de véritables galets sertis de diamant, juste sublime dans l’accord brut/ précieux. Pas encore à Paris mais j’adorerais les voir pour de vrai !

Le choker :

Je vous en avais parlé la dernière fois, le collier de chien qu’on porte bien serré sur le cou a fait des petits. Pas un défilé de mode, de Chanel à Dior, sans choker cette saison. La New Yorkaise Joomi Lim nous en a fait un trombone doré sur un lien noir. Juste ravissant !

JoomiLim

L’inspiration organique :

Enorme crush pour Rallou, cette marque Grecque qui réinvente la goutte d’eau à l’infini.

Ca donne une ligne pure, zen, sensuelle. Une goutte de diamants sur une ligne d’or.

Rallou

Rallou2

Le bracelet jonc graphique :

Le jonc se dessine de fils d’or et de diamants chez Oona, marque Espagnole qui fabrique au Sri Lanka des bijoux que j’adore pour leur esprit vintage.

Oona

Il est orné d’un motif minéral de diamants et de pierres de lune chez la marque grecque Alexia Gryllaki. Celle ci invente un sertissage très serré des pierres qui créent des motifs, un peu comme les mosaïques antiques. Je trouve que l’inspiration des créateurs grecs est infinie !

Alexia Gryllaki

Les nouvelles créoles :

La libanaise Maha Lozi a repris ce motif très à la mode en le sertissant de cristaux Swarovski sur de l’argent plaqué or. Chic et moderne, j’ai eu une envie de briller immédiate !

Maha Lozi

La princesse Libanaise Noor Fares a créé une créole façon looping qui me fait complètement craquer. C’est magique, une illustration du trou noir cosmique qui met en son centre une belle pierre de couleur. Génial !

Noor Fares

L’émail, toujours l’émail 

L’émail est partout, il a conquis beaucoup de créateur parce qu’il apporte des touches de couleurs complémentaires à la pierre, et qu’il permet des dessins graphiques. Toujours ma préférée dans ce domaine, c’est l’anglaise Alice Cicolini. Je rêve de ses bagues, une explosion de couleurs joyeuses.

Alice Cicolini

La mono BO king Size

Là aussi c’est une tendance qui s’affirme depuis quelques saisons, mais là c’est parti, il faut absolument la porter, sinon on risque d’être taxé de « mémérisation ». Comme le choker, comme les studds multiples sur l’oreille, comme la bague à l’index. Bref, un must have ! J’ai adoré les graffitis de Marion Vidal, élégants, aériens et top branchés.

MarionV

Je remercie Nathalie pour sa contribution à ce post, et cet échange  frénétiquement enthousiasmant sur notre passion commune des bijoux !

Surtout, racontez moi ce qui vous plait dans cette revue ça m’intéresse, et si il y a des choses marquantes que j’ai ratées, ce dont je suis sûre, surtout dites-le moi !

Parce que pour lutter contre le surmenage, en dehors du yoga (que je ne pratique pas) , de la méditation (que je ne pratique pas non plus) et du magnésium (que je ne prends jamais), il y a une chose parfaitement efficace sur mon humeur : c’est de me poser, de regarder autour de moi, et de découvrir des beaux bijoux.

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One thought on “Fashion Week Surmenage

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