Lovingstone aux Tuileries

Les mêmes causes reproduisant les mêmes effets, je pourrais vous raconter indéfiniment mes salades sur la Fashion Week…

Les 12 rendez-vous qu’on essaye de caser dans une journée de 8h, l’iPhone en surchauffe qui rend l’âme à 12h, le cabas de Mary Poppins qui pèse 12 tonnes (ordi, appareil photo, trousse à make-up, recharges en tous genres…), les 12 minutes de retard réglementaires à tous les rendez-vous à cause de cette maudite Anne Hidalgo qui a fermé les quais, les 12 millions de Amazing prononcés pour ponctuer son enthousiasme devant ce que l’on vend ou ce que l’on achète… bref, un tourbillon hystérique dont je sors inévitablement essorée.

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La nouvelle boutique de Myrtille Beck

Myrtille Beck est une de mes créatrices chouchoute depuis toujours.

J’ai l’impression de l’avoir connue toute jeune, je la regarde grandir, année après année, il me semble que je la couve d’un regard satisfait et protecteur et que je lui distribue largement mes bons points, comme l’institutrice le fait avec sa meilleure élève talentueuse et studieuse.

Je l’ai découverte dans sa minuscule boutique de la rue Henry Monnier, au fin fond du 9ème, une boutique qui ne payait pas de mine dans cette petite rue très en pente et un peu improbable au dessus de la place Saint Georges. L’inverse de la règle universelle du commerce qui martèle «emplacement + emplacement = règle absolue du succès».

Dans son petit coin, Myrtille a immédiatement capté une clientèle de quartier fascinée par ses créations.

Comme quoi les règles universelles du commerce ne sont pas faites pour êtres écoutées !

Il y a 4 ans, Myrtille faisait tout elle même, ses bijoux, ses recherches de pierres, le merchandising de sa boutique, l’accueil de ses clientes, son instagram, sa compta, et j’en passe. Elle a eu son bébé, et tout ça lui a fait froler le surmenage, mais elle a continué d’assurer, vaillante, à son rythme.

Il y a 2 ans, son succès a dépassé la rue Henry Monnier et le 9ème arrondissement. Son joli Instagram a été repéré par le Vogue.fr, et ses bijoux raffinés aux pierres atypiques et à la touche délicatement vintage ont séduit Stéphanie Roger, la créatrice du célèbre multimarques de bijoux White Bird, qui lui a demandé de développer une ligne exclusive pour son concept store. Tout ça sans rien chercher, sans faire de salons, sans embaucher de commercial, sans mettre le nez dehors.

Comme quoi, les règles universelles du marketing sont aussi faites pour être détournées !

Aujourd’hui, Myrtille est l’heureuse victime de son succès. Elle a embauché, elle cherche des personnes pour l’aider, et elle a déménagé dans une ravissante boutique en bas de la rue Henry Monnier, à 2 minutes de ses débuts, fidèle à son quartier, à ses clientes et à son concept de boutique-atelier où tout est fait sur place.

Je suis passée la voir jeudi, et comme d’habitude, ça fut un pur bonheur. Tout ce que fait Myrtille est délicieusement joli, raffiné, généreux, artisanal, parfait et unique.

Son univers est comme elle, simple et poétique, elle aime les couleurs un peu passées, les papiers peints fleuris, les bouquets de fleurs séchées, les minéraux et le flacon abeilles dorées qu’elle a récupéré d’un ancien parfum Guerlain.

Elle aime chiner, trouver des vieux meubles qu’elle twiste à son goût, avec son œil infaillible elle crée un univers qui n’appartient qu’à elle, où l’on se sent bien, et où ses bijoux adorables sont parfaitement mis en valeur.

Mais au delà de son talent, Myrtille a un don : elle sait tout de suite ce qui va plaire à une femme qui entre dans sa boutique. Elle doit avoir de petites antennes qui captent la sensibilité esthétique de ses clientes, car comme elle dit sans aucune fausse modestie : « Je ne me trompe jamais ». Elle aime les gens, et ne cesse de s’extasier sur la chance qu’elle a de n’avoir dans sa clientèle que des filles sympas, jolies et amoureuses !

Et c’est tant mieux, car ce que Myrtille vend le plus, ce sont les alliances et les bagues de fiançailles, ils sont par définition les bijoux les plus impliquants, parce que sauf accident, on va les porter toute une vie !!

Jeudi dernier, j’ai passé une heure à tchatcher bijoux avec Myrtille, à m’extasier devant sa jolie boutique, et à essayer toutes ses bagues de fiançailles, jumelées avec ses alliances dont la forme ondulée épouse parfaitement la pierre de la bague principale, créant un mouvement ravissant sur la main.

Entre le diamant taille rose, le diamant bleu gris givré, le saphir vert profond, et sa multitude d’alliances à la vague ondulée,  pavées ou gravées, je ne savais plus ou donner de la tête…

Ce qui est un problème, car à court terme et ni de près ni de loin, sauf erreur de ma part, je ne suis pas concernée par la question des fiançailles ni du mariage. Evènements majeurs qui dans mon cas, remontent à une période antique, voire néandertalienne, voire originelle, sorte de big bang dont le souvenir commence à s’effacer, après plusieurs milliards d’années…

Grave non ? Myrtille, à défaut de me trouver un nouveau fiancé, je crois que je vais craquer sur une de tes bagues. Le big bang n’a eu lieu qu’une seule fois, mais le plaisir, c’est pour la life, non ?

Boutique Myrtille Beck, 20 rue Henry Monnier, 75009 Paris

Photos Sarah Clavelly

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