Heloïse, A la recherche des diamants taille ancienne

Certaines rencontres sont à double détente.

C’est ce qui s’est passé avec Héloïse. On s’est vues une première fois en décembre, puis je n’avais plus de photographe, puis l’hiver a été poussif, puis le covid a tout bloqué… A peine sorties du confinement, on a repris notre discussion là où on l’avait laissée il y a 6 mois !

On s’était parlées pendant le lock-down, je voyais qu’elle continuait à poster ses jolies photos de bagues en diamant taille ancienne sur l’Instagram de sa marque Héloïse & Abélard Jewelry alors que je m’étais claquemurée dans le silence.

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Post Confinement

Avant de vous présenter ma première invitée post confinement, je me suis dis qu’il fallait que je vous explique mon silence.

Parler de bijoux alors qu’on avait tous l’impression qu’on allait mourir de la peste dans le mois, ça m’a paru insurmontable. J’ai préféré m’improviser cantinière, pour nourrir les bouches voraces de mes hommes, et coach sportive sur zoom pour entretenir mes fessiers et ceux de mes copines.

Pour la première fois depuis très longtemps, j’ai fui les réseaux sociaux.

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Still life, littéralement

Il y a deux semaines je ricanais et j’embrassais tout le monde.

Il y a une semaine je ricanais toujours mais je n’embrassais plus.

Il a 3 jours j’ai parlé à mon ami Jéjé médecin hospitalier et j’ai totalement arrêté de ricaner.

Aujourd’hui je suis comme tout le monde, tétanisée et confinée.

Je suis sonnée par ce changement brutal de paradigme, en équilibre instable milieu au du guet, je regarde avec regret derrière moi ce passé insouciant qui me paraît déjà loin, et j’ai du mal à percevoir les contours du nouveau paysage qui se dessine sur l’autre rive. Ruines ? Nouveau monde ? Cendres ? Herbe verte ? Qui sait ?

J’oscille entre l’envie de lire des trucs « tout va bien la vie continue » et le besoin de me recentrer sur ce qui nous arrive. Les communications Instagram suivent la même oscillation.

Il y a ceux qui continuent à poster comme si de rien n’était, genre quelle tendance de mode pour le printemps, quel bijou à porter maintenant sur son pull, ce mois ci ou quel tapis berbère mettre dans son salon. C’est périmé, non ?

Il y a ceux, pragmatiques, qui donnent des conseils pratiques en confinement, de cuisine en confinement, d’éducation d’enfants en confinement, d’animaux en confinement, de livre  à lire, de vieux couples en confinement, de work-from-home en confinement, de projet artistique en confinement ou de pilate en confinement. C’est pas inutile.

Il y ceux qui philosophent. C’est intéressant.

Et puis il y a ceux qui font des vannes sur leur confinement. C’est assez drôle.

Et il y a au milieu de tout ça mon cerveau qui bugue, parce que parler de bijoux quand on parle de pandémie mondiale, c’est un peu faire sa Marie Antoinette qui cherche ses colliers alors qu’on va lui couper la tête…Du coup, nos images de nature morte de bijoux (still life en anglais)   faites avec Delphine et Doriane la semaine dernière me paraissent aujourd’hui complètement à coté de la plaque, sauf à sortir l’attirail linguistiquo-syntaxique de l’anglais. Parce que Still Life traduit littéralement en français, ça donne aussi Y’a encore de la vie , et ça c’est un signe qui ne trompe pas, ça veut dire qu’on est toujours là, donc il y a de l’espoir n’est-ce pas ?

Alors je vous livre malgré tout ces jolies photos de chaines, d’inspiration anciennes, qui auraient due être notre folie bijoutière du printemps.

Tissées de gros maillons, inspirées des chaines de montres de nos arrières grands-pères, des chaines prête à accueillir tout un tas de médailles, de clés, de pompons, de gris-gris, de portes bonheurs et de talismans en tous genres. Le genre de truc magique qui éloigne le mauvais œil, je crois justement qu’on en a un vrai besoin en ce moment.

Je vous mets les liens vers les sites où ils sont vendus, parce que mon esprit pervers ne résiste pas à cette merveilleuse possibilité que nous offre le digital à continuer à dépenser de l’argent  même en confinement !

Et je retourne à ma nouvelle vie  recluse, faite de courses pour 5 personnes adultes affamées, de machines bourrées à faire tourner, de work-from-home intensif à organiser, de box internet en surchauffe à faire booster, et de serviettes à ramasser. Parce qu’être confiné, c’est aussi réapprendre à vivre tous ensemble sans s’étriper, et que dans toute cette histoire, je me demande si le vrai challenge il est pas là !

Baisers confinés de Saint Jean de Luz les amis, haut les cœurs !

Merci à Delphine Jouandeau pour ses photos et à Doriane Terraillon pour cette lumineuse mise en scène !

Merci à Caillou Paris, Marie Lichtenberg, White Bird pour Elhanati, Selim Mouzannar et Myrène de Prémonville pour Foundrae pour leurs magnifiques chaines bijoux.

 
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Le French Aging selon Julie Exertier

Quand Constance m’a dit de rencontrer Julie Exertier, je l’ai crue sur parole, parce que je lui fais confiance. Il y a des gens comme ça, je suis leur avis les yeux fermés, leur instinct est en phase avec le mien.

Je travaille avec Constance et son mari Sylvain de l’agence Persona Editions depuis maintenant 3 ans, ces deux là forment un tandem de choc pour gérer la communication de marques de luxe ou life-style. Leurs antennes détectent parfaitement les nouvelles tendances, pas forcément au sens de ce qui est à la mode, mais plus de ce qui va nous toucher.

Je cherchais à interviewer une entrepreneuse créative et atypique, pas forcément dans le domaine des bijoux et Constance m’a immédiatement dit :

« Va voir Julie, elle a monté une marque de cosmétique naturelle, elle a une personnalité originale, tu verras, elle porte un message différent ! »

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Daphine ou les nouveaux business modèles

Il y a mille façons d’envisager de monter son business, mais il y a des tendances qui émergent en fonction de l’environnement technologique, et qui sont promues par des Success Stories retentissantes.

La jolie marque de bijoux DAPHiNE, créée il y a 2 ans à Londres par Damasia Ball et Philippine de Follin s’inscrit dans cette nouvelle génération qui a construit tout son système de vente sur le digital, et en particulier sur Instagram.

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Only for you

Qui n’a pas rêvé de se faire-faire une robe sur-mesure ? Un costume sur-mesure ? Une crème sur mesure ? Un bijou sur-mesure ? Un parfum sur-mesure ?

Le sur-mesure est le summum du luxe.

Un privilège autrefois réservé aux aristocrates et aux grands de ce monde, mais qui a fait son come-back chez le commun des mortels après cette indigestion de produits formatés qui nous ont saturé le goût, l’odorat et la vue.

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Le geste du potier selon Marion

En juin j’ai rencontré Marie Lichtenberg (les bijoux), en octobre Diane Goldstein (les kimonos) et en novembre dernier, Marion Graux (la céramique). Toutes trois se connaissent, sont amies et s’admirent.

L’admiration est un combustible fécond pour la créativité, c’est un élan formidable, une élévation de l’âme. Ce n’est pas moi qui le dit mais un grand philosophe et écrivain qui s’appelait Emile Cioran, et qui pratiquait l’admiration comme on pratique un exercice essentiel et fructueux.

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Le Re-birth Spirit selon Diane

Un matin d’octobre, j’écoute la petite voix qui me susurre qu’il faut reprendre Les Précieuses. J’ai passé l’été à écrire sur un tout autre sujet, j’ai délaissé mon blog, il est là et attend qu’un ou une nouvelle invité.e vienne me raconter ce qui se cache derrière sa passion créative.

Parce que c’est ça qui m’intéresse, découvrir ce qui se trame derrière le besoin irrépressible de faire un bijou, d’écrire un livre, d’inventer une nouvelle gastronomie, de peindre le monde, d’imaginer un parfum, ce petit feu qui vous fait avancer comme un moteur mystérieux, qui donne envie de se jeter dans le vide pour le remplir de mots, de formes, de couleurs, de textures ou d’effluves, de donner un sens à cet élan pour transformer le vide en objet de désir et d’émotion.

Mon travail de l’été m’a détourné de mes fondamentaux, je souffre d’une sorte de baby-blues, la mode, les bijoux et le luxe me laissent de marbre, comme des fanfreluches accumulées après une pulsion d’achat frénétique et vaine.

Je cherche une personne qui me fasse rêver, je n’arrive décidément pas à utiliser ce blog comme une bannière publicitaire, je préfère raconter des histoires.

C’est alors que je repense à Diane.

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Marie Lichtenberg, Amour toujours

Il y a des personnes qui vous font voyager au premier coup d’œil, c’est exactement le cas de Marie Lichtenberg.

J’ai été immédiatement charmée par son univers dans mes pérégrinations digitales, son Instagram est une invitation au voyage, entre broderies de scènes du Kâma-Sûtra et de jardins d’Eden, détails ravissants de tissus chamarrés, gravures anciennes de danseuses lascives et accumulations de chaines forçat ornées de gris-gris.

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5 Octobre au 31 rue de Seine

La marque 5 Octobre vient d’élire domicile au 31 rue de Seine, une ancienne Galerie d’Art transformée en ravissant écrin pour ses bijoux colorés et joyeux.

Je connais Sophie Pfeffer depuis des lustres, en gros quand j’ai lancé ma propre marque de bijou en 2006, nous faisions toutes les deux Première Classe, elle avait le plus beau stand du Salon et elle suscitait l’envie (pour ne pas dire pire) de toutes les autres marques parce ce que son stand ne désemplissait pas.

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Révélations

En ce moment je fais tout lentement, marcher, évidemment, m’habiller, me mouvoir, et écrire dans mon blog. Ce qui explique, sinon excuse, cette tardive rétrospective sur les bijoux exposés au salon Révélations, biennale internationale des métiers d’art et de la création.

J’ai lâché mes béquilles depuis 5 jours, cette liberté retrouvée me donne un sentiment de légèreté qui s’apparente au bonheur, finalement cet état est un concept simple, il suffit que la galère prenne fin pour qu’on le touche au plus près.

Je suis allée visiter le salon le 23 mai, le premier jour d’ouverture, c’était ma première sortie dans un lieu public après un mois et demi d’immobilisation, le soleil brillait sous les verrières du Grand Palais, j’ai été éblouie par cette exposition grandiose qui mettait à l’honneur les créations d’artisans au savoir faire unique.

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To be Arabe or not to be… Selon Hadia

Prénom : Hadia

Nom : Decharrière Hamzawi

Profession : Dentiste. Ecrivain. Les deux

Yeux : Bleu marine

Culture : Arabe. Française. Les deux

Un CV c’est toujours un peu réducteur, surtout quand il s’agit d’une personne aussi multiple qu’Hadia. En même temps, on pourrait y lire beaucoup de choses : Ça dit Orient et Occident, ça dit scientifique et littéraire, ça dit mariée, et si je devais rajouter une image sur ces informations basiques, je dirais aussitôt Isabelle Adjani dans le clip Pull Marine, chanson mythique écrite par Gainsbourg en 1983, quand Hadia n’était encore qu’une toute petite fille.

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Broken leg’s life

Il y a un mois, je me suis cassée la jambe, ou plus exactement le genou, en faisant du ski dans les Dolomites, sans nul doute le plus bel endroit du monde pour se casser la jambe, tout détail est bon pour se remonter le moral, c’est pas comme si j’avais glissé dans ma salle de bain en sortant de ma douche, c’est infiniment plus classe.

Et puis les Dolomites c’est l’endroit où a été tourné un de mes films cultes avec Sylvester Stallone, Cliffhanger, c’est dire l’à-propos du destin, il m’aurait posé la question j’aurais pas choisi mieux.

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Les boucles d’oreilles Snake d’Ole Lynggaard

J’ai une passion-répulsion pour le serpent. Il est terrifiant mais hypnotique, dangereux mais fascinant, immonde mais gracieux, et surtout, il est éternellement jeune. Sa mue lui permet d’effacer les stigmates du temps, je l’envie…

La boucle d’oreille Snake d’Ole Lynggaard est parfaite, comme toute la ligne éponyme.

A découvrir dans la boutique parisienne de la marque, 4 rue du 29 Juillet 75001 Paris, ou sur leur site : https://www.olelynggaard.com/en/collections/fine_jewellery/snakes/

Amélie ou une nouvelle idée de l’art

C’est en flânant sur Instagram que j’ai découvert Amélie Maison D’art.

Je n’ai pas de culture artistique à part d’épisodiques incursions dans les musées, je n’y connais pas grand-chose, et ma seule réaction devant une œuvre d’art est mon ressenti immédiat, en gros, « j’aime » ou « j’aime pas », ce qui peut aussi se traduire par « ça me touche », ou « ça ne me touche pas ». Point barre.

Si je suis une familière des intellectuels, les artistes sont sur une autre planète que la mienne, je les vois comme des êtres hypersensibles dépourvus de sens commun, déroutants, instables et exaltés, je crois qu’ils me font un peu peur, j’en connais peu.

Mais depuis quelques temps, ma curiosité s’est éveillée à différents domaines de la création et je me suis mise à suivre sur Instagram des artistes ou des galeries dont les images correspondaient à mes aspirations esthétiques. C’est aussi venu avec la lassitude des comptes Instagram boring jusqu’à la nausée des reines du narcissisme moderne. Je ne supporte plus l’infinie succession de leurs poses lascives, de leur corps de rêve empaqueté dans des vêtements et accessoires de luxe, et leur moue boudeuses a saturé ma rétine et siphonné mon cerveau.

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Le collier Fluid de Maison Dauphin

J’ai rencontré la marque Dauphin à Bâle en mars dernier, nous exposions nos marques respectives dans un ravissant hôtel particulier de la vieille ville, non loin de la plus importante exposition d’horlogerie-joaillerie internationale, Basel World.

Crée en 2014 par Charlotte Dauphin de La Rochefoucauld, cette marque a depuis séduit des concepts stores prestigieux comme Doverstreet Market ou Barneys et a élu domicile pour son showroom place Vendôme. J’avais été frappé dès le lancement par la beauté de son l’univers, le raffinement de ses campagnes de communication et la force de ses collections, parfait équilibre d’épure architecturale et de subtils jeux de lumières avec la matière précieuse.

La dernière campagne de communication a été réalisée par le célèbre photographe Paolo Reversi, et fait l’objet d’un livre vendu chez Dover Street Market.

J’ai adoré la ligne Fluid faite de petits tissus mobiles scintillants. C’est insolite, ça bouge comme de l’eau vive, et ça brille comme une rivière… de diamants.