Le geste du potier selon Marion

En juin j’ai rencontré Marie Lichtenberg (les bijoux), en octobre Diane Goldstein (les kimonos) et en novembre dernier, Marion Graux (la céramique). Toutes trois se connaissent, sont amies et s’admirent.

L’admiration est un combustible fécond pour la créativité, c’est un élan formidable, une élévation de l’âme. Ce n’est pas moi qui le dit mais un grand philosophe et écrivain qui s’appelait Emile Cioran, et qui pratiquait l’admiration comme on pratique un exercice essentiel et fructueux.

Sans connaître Emile, je pratiquais à mon insu cet exercice depuis des lustres. Admirer le talent de quelqu’un me donne envie de faire aussi quelque chose de bien, l’énergie créatrice est contagieuse, elle se transmet comme les étincelles dans un réseau de fils conducteurs, les fils se frottent les uns aux autres et ding ! L’électricité surgit et allume le moteur créatif, le mouvement se met en marche, et on avance comme par magie…

Au delà de sa relation avec ses talentueuses amies, j’ai eu envie de rencontrer Marion parce que sa vaisselle est aussi belle que des pierres précieuses avant qu’elles ne soient taillées, une beauté brute, profonde, sensuelle. Il y a dans son travail artisanal quelque chose qui me fait penser à celui de l’artisan joaillier : les mains qui sculptent l’objet, l’attention, l’énergie et le temps passé à travailler une pièce pour la façonner à son idée, pour qu’elle soit unique et qu’une fois finie, elle fasse du temps son allié.

L’objet de l’artisan ne vieillit pas, il traverse le temps, il s’en enrichit, il se patine et se charge d’histoire et d’émotion, il suscite le respect et ne provoque pas la lassitude.

Je me suis promenée sur son Instagram comme on déambule dans un jardin à la beauté sauvage, un lieu qui rappelle les maisons de familles d’antan, le parquet qui grince, l’odeur des meubles de bois cirés, les cuisines équipées d’immenses éviers émaillés et de cuisinières en fonte, de tables décorées d’assiettes aux couleurs douces ornées de fleurs séchées, aussi poétiques que dans les goutés d’enfants de la Comtesse de Ségur.

Il y a dans l’univers de Marion Graux une forme de nostalgie qui s’apparente plus à un rêve qu’à un regret, à l’attachement à une tradition plutôt qu’à un devoir.

Son atelier boutique est situé rue de Dunkerque dans le 9ème à deux pas de la gare du nord, à l’abri de l’agitation fébrile du boulevard Magenta. La couleur rose de la devanture donne le ton, Marion aime les tons poudrés, les blancs coquilles, les verts céladons, les gris tourterelles et les ambres dorés dont elle émaille sa vaisselle, ces camaïeux doux sont sa signature.

La vitrine est décorée de pots en grès et de fleurs séchées multicolores, et quand on pousse la porte, on se sent tout de suite dans le cœur vibrant de son atelier plus que dans une boutique où l’on achète. Une odeur d’argile frais flotte comme un parfum naturel, de grandes étagères industrielles exposent la vaisselle à ses différents stades de production, un grand comptoir sert de table de travail et d’exposition, et le tour du potier trône au milieu de la pièce, presque en vitrine, la star du lieu.

Marion nous accueille tout en organisant le travail de son assistante pour la journée, téléphone à la main elle expédie un fournisseur, elle nous propose de nous faire visiter les lieux en nous précisant qu’ici ce n’est pas que son atelier boutique mais aussi sa maison. Elle a emménagé cet été, elle s’y sent bien, elle vit ici avec son mari, qui travaille maintenant avec elle, et ses deux petites filles.

Marion a le look désinvolte de celles qui aiment être à l’aise dans leurs vêtements sans délaisser l’esthétique. Cheveux relevés en pétard joyeux sur sa tête, pantalon de charpentier ultra-large et sweet-shirt loose subtilement pailleté, elle ponctue son discours de grands gestes expressifs. Il émane d’elle une tonne d’énergie, beaucoup de spontanéité et une ferme détermination. Je me dis immédiatement que cette fille est brute, sans fard et sans concession, et que c’est cette association singulière de féminité et de force qui transparait dans ses créations.

Je ne dis pas qu’elle ressemble à ses assiettes, ce serait un raccourci abrupt, c’est comme si je vous disais que je ressemble à mon blog, mais il y a de ça.

Dans la création réussie, il y a une forme de sincérité qui arrive à pointer son nez au delà de la technique. C’est de cela dont je parle. Elle ne crée pas pour plaire mais pour exprimer ce qu’elle est, et si ça marche, tant mieux. Et justement, ça marche.

Elle nous entraine derrière la boutique, dans une enfilade de pièces charmantes qui donnent sur un jardin touffu, c’est comme à la campagne, elle a donné un coup de blanc et mis quelques rideaux en coton pour cacher les rangements, mais tout est resté d’époque, un jus début du siècle passé qui nous renvoie aux objets faits pour durer, des carreaux de ciment en passant par le parquet point de Hongrie passé au blanc, tout chez elle respire la maison de famille et la poésie d’un temps hors mode.

Nous repassons dans la boutique atelier, je me mets devant le comptoir et j’aligne ses petites assiettes aux couleurs pastel, elle me montre sa production, je demande à Sarah de prendre des photos avec mon collier gri-gri de chez Monoki-LA ou avec de sublimes boucles d’oreilles en diamants de Selim Mouzannar, j’adore ces associations précieuses. Si je pouvais, je commanderais bien à Marion une série de petits présentoirs à bijoux en céramique.

Mais je ne suis pas là pour ça, et Marion m’explique que si ces assiettes là sont a vendre sur stock, elle ne prend pas de commande pour les particuliers, que son vrai truc, ce qui la fait littéralement kiffer, c’est de travailler avec des chefs.

Elle s’exclame :

Moi, ce qui m’anime, c’est la construction d’une table. Ce qu’on y met, ce qu’on y mange. Pour moi, ce sont des tableaux !

Marion est autodidacte. Bien sur elle a fait une prépa d’art appliqué puis Esmod, mais ce métier de potière, comme elle dit avec fierté, elle l’a appris toute seule, en suivant des cours avec différents professeurs. Elle a suivi son instinct, après une dizaine d’années passées dans le service déco du journal ELLE. Ce changement de vie lui est apparu comme une évidence. Elle a passé son CAP, elle est partie faire son expérience chez un potier en Bourgogne, et puis elle s’est lancée.

Elle a fait quelques marchés et quelques ventes, mais très vite, son travail a été remarqué par des chefs. Et pas des moindres. Guy Martin, Hélène Darroze, Gregory Marchand, Charles Compagnon, ils sont plusieurs a avoir été séduits par son travail artisanal, par ses pièces légères à la texture et au toucher à la fois brut et vibrant, et par sa manière de se mettre au service de la cuisine pour composer une table. Elle sait entrer dans l’univers du chef et lui proposer une série unique qui déclinera son identité.

Quand je lui demande comment lui est venu ce sens esthétique autour de l’art de la table, elle m’explique que c’est l’écho de son enfance :

– J’ai été élevée par une maman qui accordait beaucoup d’importance à ce que les choses soient soignées. Elle avait une exigence autour des objets, des couleurs, des matières, ça m’est resté. Je suis interdite d’acrylique pour les pulls, Deliveroo me déprime, et je fais la chasse aux boites en plastique dans mon frigo.

Marion me parle d’une vraie philosophie de vie, une idéologie appliquée au quotidien. Elle m’explique qu’elle mange en conscience, jamais de trucs transformés, pas de viande, que du bon et du bio, et qu’elle transmet tout ça à ses filles. Je suis scotchée.

Génération ou éducation ? Les deux ?

Moi, j’ai une mère intello qui n’a jamais attaché d’importance aux objets, qui mélangeait les torchons et les serviettes, et qui a tenu toute sa vie avec le même service de table ébréché par de longues années de pratique sauvage du lave vaisselle. Cause ou conséquence, je n’ai que des assiettes blanches de chez Ikea, je suis incapable de garder un service complet intact, et à part cet épisode périmé de la liste de mariage, je n’ai jamais investi un kopeck dans l’art de la table.

Par contre j’ai toujours aimé bien manger, au sens manger sain, équilibré et fait maison, et ça, je le tiens aussi de ma mère. Mais je n’ai pas banni la viande, et si je commence à avoir la phobie des boites en plastique, pour le coup je la tiens de mes enfants, qui me houspillent sur la préservation de la planète.

Donc tout ça tient de la transmission, mais aussi des préoccupations d’une génération, on n’a pas les mêmes quand on a 25 ans, 38 , ou plus du demi siècle !

Retour sur Marion qui me fait un cours sur la fabrication de sa vaisselle ; On s’est approchées des grandes étagères industrielles, je saisis une assiette couleur marronnasse, Marion s’exclame :

– Attention malheureuse elle est pas cuite ! 

Enorme bourde j’aurais pu réduire en morceaux une des assiettes au séchage, elle qui met tant de temps à les tourner. Tant que la terre n’est pas cuite elle reste hyper friable, oups je ne savais pas…

Je découvre qu’il y a plusieurs étapes, d’abord le tour pour donner la forme.

Elle mime les gestes, me montre chaque pièce, m’explique qu’on ne fait pas un bol comme on fait une assiette, quand on tourne la terre on obtient une pièce qui va réduire de 13% à la cuisson, il faut en tenir compte, et puis il y a ce point qui compte énormément pour elle, l’amplitude du geste, le rythme, la puissance, ce mouvement inhérent aux ateliers de production où il faut aller vite, à cette cadence qui donne aux pièces leur légèreté.

Je réalise qu’il faut être balaise pour faire ce métier, Marion confirme !

– En vacances je fais du yoga, des pompes, c’est très physique comme métier. Il faut avoir des muscles pour pouvoir être en puissance, pas en force, sinon c’est poussif !

Puis il y a les finitions à la main et au couteau que Marion affectionne pour faire des traces visibles à l’arrière de l’assiette (elle déteste ce qui est trop parfaits, les chichis, pour elle la beauté est dans l’irrégularité).

Puis la cuisson à 1240° dans les immenses fours qu’elle a dans l’arrière cuisine de sa boutique.

Puis l’émaillage, à base d’un mélange de matières minérales (kaolin, silice…), qu’elle mélange à l’eau et dans lequel elle ajoute ses pigments, puis de nouveau la cuisson de l’émail.

Le process est long pour sortir une pièce, le monde s’est fait en 7 jours, les assiettes de Marion un peu plus, c’est dire qu’elles méritent leur prix.

Quand on a une boutique-atelier, on vit un peu dans sa rue. Je sais pour l’avoir vécu, dès que j’entendais la clochette de la porte de ma boutique de bijoux rue Charlot, je savais que j’en avais minimum pour 10 mn de tchatche.

Là ça rate pas. Un vieux monsieur entre, très chic, la voix tonitruante. Je ne résiste pas à l’envie de restituer l’échange avec Marion, ça vaut son pesant … d’euros :

– Bonjour Monsieur

– Bonjour, c’est l’anniversaire de ma femme, et ça fait des années que je lui offre rien. Vous allez me faire un petit bouquet ? c’est 20 € ?

– 20 € ou 40 €

– Mettez m’en un à 20 € pour commencer, faut pas prendre de mauvaises habitudes dès le début. Je vous fais confiance pour le choix, je sais pas choisir.

– Alors vous savez quoi ? Quand on sait pas choisir on prend le plus cher !

– Ah Ah Ah, non, 20 € ça ira très bien,  je passe le prendre cet après midi.

Et le vieux monsieur ressort aussi sec.

On se regarde hilares et consternées. La pauvre femme … Marion tempère, elle l’aime bien, c’est son voisin …

Mais cette diversion nous fait revenir sur le prix des choses.

Car si la belle vaisselle et l’art de la table reviennent dans l’air du temps, il y a eu une traversée du désert qui a duré quelques années et a couté cher aux grandes maisons. Aujourd’hui encore, il est clair que c’est plus facile pour beaucoup de femmes de s’acheter une paire de chaussure qu’un service de table.

Et pourtant, comme dit Marion, le service de table va se transmettre de génération en génération, pas la paire de chaussure !

Et puis la belle vaisselle fait partie d’un art de vivre ancestral, la vaisselle reste la star des fouilles archéologiques, c’est dire si c’est un témoin essentiel d’une époque.

Pour enchainer là dessus, je lui demande si je peux lui acheter un service complet, elle me dit que oui, elle vient de réaliser un projet de fabrication avec une manufacture française traditionnelle qu’elle commercialise sur Kiss kiss bank bank.

Une ligne qu’elle a créé elle même mais dont elle a délégué la production, car elle ne peut pas tout faire. Et maintenant qu’elle a acquis cette belle notoriété, elle a envie de répondre à la demande de sa clientèle privée. Celle ligne est ravissante, légère, à son image, avec 4 couleurs douces et craquantes, et si on réserve maintenant sur le site, on bénéficie d’une belle réduction de 40% qui devrait séduire le voisin de Marion !

Je suis conquise, je vais investir sur les couleurs ambre et son blanc coquillage, j’adore, c’est tellement beau, des bijoux sur une table, et si ce plaisir si rare était  le parfait cadeau de Noël ?

Marion a mille choses à faire, le téléphone vibre, une nouvelle production l’attend, je la sens déjà partie dans cet élan créatif qui la porte : la terre, le geste, le mouvement, pour la création de tables qui ressemblent à des tableaux dont la beauté, un peu comme ses fleurs séchées, ne fane jamais.

Photos Sarah Clavelly

Le Re-birth Spirit selon Diane

Un matin d’octobre, j’écoute la petite voix qui me susurre qu’il faut reprendre Les Précieuses. J’ai passé l’été à écrire sur un tout autre sujet, j’ai délaissé mon blog, il est là et attend qu’un ou une nouvelle invité.e vienne me raconter ce qui se cache derrière sa passion créative.

Parce que c’est ça qui m’intéresse, découvrir ce qui se trame derrière le besoin irrépressible de faire un bijou, d’écrire un livre, d’inventer une nouvelle gastronomie, de peindre le monde, d’imaginer un parfum, ce petit feu qui vous fait avancer comme un moteur mystérieux, qui donne envie de se jeter dans le vide pour le remplir de mots, de formes, de couleurs, de textures ou d’effluves, de donner un sens à cet élan pour transformer le vide en objet de désir et d’émotion.

Mon travail de l’été m’a détourné de mes fondamentaux, je souffre d’une sorte de baby-blues, la mode, les bijoux et le luxe me laissent de marbre, comme des fanfreluches accumulées après une pulsion d’achat frénétique et vaine.

Je cherche une personne qui me fasse rêver, je n’arrive décidément pas à utiliser ce blog comme une bannière publicitaire, je préfère raconter des histoires.

C’est alors que je repense à Diane.

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Marie Lichtenberg, Amour toujours

Il y a des personnes qui vous font voyager au premier coup d’œil, c’est exactement le cas de Marie Lichtenberg.

J’ai été immédiatement charmée par son univers dans mes pérégrinations digitales, son Instagram est une invitation au voyage, entre broderies de scènes du Kâma-Sûtra et de jardins d’Eden, détails ravissants de tissus chamarrés, gravures anciennes de danseuses lascives et accumulations de chaines forçat ornées de gris-gris.

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5 Octobre au 31 rue de Seine

La marque 5 Octobre vient d’élire domicile au 31 rue de Seine, une ancienne Galerie d’Art transformée en ravissant écrin pour ses bijoux colorés et joyeux.

Je connais Sophie Pfeffer depuis des lustres, en gros quand j’ai lancé ma propre marque de bijou en 2006, nous faisions toutes les deux Première Classe, elle avait le plus beau stand du Salon et elle suscitait l’envie (pour ne pas dire pire) de toutes les autres marques parce ce que son stand ne désemplissait pas.

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Révélations

En ce moment je fais tout lentement, marcher, évidemment, m’habiller, me mouvoir, et écrire dans mon blog. Ce qui explique, sinon excuse, cette tardive rétrospective sur les bijoux exposés au salon Révélations, biennale internationale des métiers d’art et de la création.

J’ai lâché mes béquilles depuis 5 jours, cette liberté retrouvée me donne un sentiment de légèreté qui s’apparente au bonheur, finalement cet état est un concept simple, il suffit que la galère prenne fin pour qu’on le touche au plus près.

Je suis allée visiter le salon le 23 mai, le premier jour d’ouverture, c’était ma première sortie dans un lieu public après un mois et demi d’immobilisation, le soleil brillait sous les verrières du Grand Palais, j’ai été éblouie par cette exposition grandiose qui mettait à l’honneur les créations d’artisans au savoir faire unique.

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To be Arabe or not to be… Selon Hadia

Prénom : Hadia

Nom : Decharrière Hamzawi

Profession : Dentiste. Ecrivain. Les deux

Yeux : Bleu marine

Culture : Arabe. Française. Les deux

Un CV c’est toujours un peu réducteur, surtout quand il s’agit d’une personne aussi multiple qu’Hadia. En même temps, on pourrait y lire beaucoup de choses : Ça dit Orient et Occident, ça dit scientifique et littéraire, ça dit mariée, et si je devais rajouter une image sur ces informations basiques, je dirais aussitôt Isabelle Adjani dans le clip Pull Marine, chanson mythique écrite par Gainsbourg en 1983, quand Hadia n’était encore qu’une toute petite fille.

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Broken leg’s life

Il y a un mois, je me suis cassée la jambe, ou plus exactement le genou, en faisant du ski dans les Dolomites, sans nul doute le plus bel endroit du monde pour se casser la jambe, tout détail est bon pour se remonter le moral, c’est pas comme si j’avais glissé dans ma salle de bain en sortant de ma douche, c’est infiniment plus classe.

Et puis les Dolomites c’est l’endroit où a été tourné un de mes films cultes avec Sylvester Stallone, Cliffhanger, c’est dire l’à-propos du destin, il m’aurait posé la question j’aurais pas choisi mieux.

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Les boucles d’oreilles Snake d’Ole Lynggaard

J’ai une passion-répulsion pour le serpent. Il est terrifiant mais hypnotique, dangereux mais fascinant, immonde mais gracieux, et surtout, il est éternellement jeune. Sa mue lui permet d’effacer les stigmates du temps, je l’envie…

La boucle d’oreille Snake d’Ole Lynggaard est parfaite, comme toute la ligne éponyme.

A découvrir dans la boutique parisienne de la marque, 4 rue du 29 Juillet 75001 Paris, ou sur leur site : https://www.olelynggaard.com/en/collections/fine_jewellery/snakes/

Amélie ou une nouvelle idée de l’art

C’est en flânant sur Instagram que j’ai découvert Amélie Maison D’art.

Je n’ai pas de culture artistique à part d’épisodiques incursions dans les musées, je n’y connais pas grand-chose, et ma seule réaction devant une œuvre d’art est mon ressenti immédiat, en gros, « j’aime » ou « j’aime pas », ce qui peut aussi se traduire par « ça me touche », ou « ça ne me touche pas ». Point barre.

Si je suis une familière des intellectuels, les artistes sont sur une autre planète que la mienne, je les vois comme des êtres hypersensibles dépourvus de sens commun, déroutants, instables et exaltés, je crois qu’ils me font un peu peur, j’en connais peu.

Mais depuis quelques temps, ma curiosité s’est éveillée à différents domaines de la création et je me suis mise à suivre sur Instagram des artistes ou des galeries dont les images correspondaient à mes aspirations esthétiques. C’est aussi venu avec la lassitude des comptes Instagram boring jusqu’à la nausée des reines du narcissisme moderne. Je ne supporte plus l’infinie succession de leurs poses lascives, de leur corps de rêve empaqueté dans des vêtements et accessoires de luxe, et leur moue boudeuses a saturé ma rétine et siphonné mon cerveau.

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Le collier Fluid de Maison Dauphin

J’ai rencontré la marque Dauphin à Bâle en mars dernier, nous exposions nos marques respectives dans un ravissant hôtel particulier de la vieille ville, non loin de la plus importante exposition d’horlogerie-joaillerie internationale, Basel World.

Crée en 2014 par Charlotte Dauphin de La Rochefoucauld, cette marque a depuis séduit des concepts stores prestigieux comme Doverstreet Market ou Barneys et a élu domicile pour son showroom place Vendôme. J’avais été frappé dès le lancement par la beauté de son l’univers, le raffinement de ses campagnes de communication et la force de ses collections, parfait équilibre d’épure architecturale et de subtils jeux de lumières avec la matière précieuse.

La dernière campagne de communication a été réalisée par le célèbre photographe Paolo Reversi, et fait l’objet d’un livre vendu chez Dover Street Market.

J’ai adoré la ligne Fluid faite de petits tissus mobiles scintillants. C’est insolite, ça bouge comme de l’eau vive, et ça brille comme une rivière… de diamants.

 

Isabelle Thomas, The best of (Blondie) Fashion

Aujourd’hui, je vais vous parler d’Isabelle Thomas, styliste, auteur du blog Mode Personnelle et de différents livres sur ce thème.

Isabelle est venue à la mode et au stylisme après une vie de journaliste et d’auteur bien remplie, son approche est spirituelle, joyeuse, généreuse, ancrée sur une solide expérience et une intuition toujours en veille.

Si je me suis intéressée à elle, c’est parce que son approche de la mode me semble originale, ce qui n’est pas un vain mot dans ce domaine.

Toutes les filles adorent la mode, et rares sont celles qui peuvent affirmer sans flagornerie qu’elles ne s’intéressent pas du tout à cet univers. Il me semble que les seules qui peuvent se réclamer de cette minorité sont celles qui sont entrées dans un sacerdoce spirituel (les nonnes), familial (les mères de familles nombreuses), professionnel (les urgentistes de garde), ou sexuel (les femmes- hommes).

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Isabelle Moltzer, cuisine et dépendances

J’ai rencontré Isabelle Moltzer il y a un presque un an, à l’occasion d’un diner libano-parisien organisé par le joaillier Selim Mouzannar chez son ami le couturier Rabih Kayrouz.

Isabelle se définit par un triptyque : cook, décorateur, designer.

Ce soir là, c’est pour ses talents de cuisinière qu’on avait fait appel à elle.

Elle avait réalisé au pied levé ce diner pour 25 personnes alors qu’elle devait assurer le même soir un risotto pour 15 happy few chez Vincent Darré le célèbre décorateur, elle s’en est tirée avec brio !

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L’amour à rebours

Le kitch de la Saint Valentin est un marronnier inépuisable que je ne me lasse pas d’effeuiller.

Au début de l’année, je me débats invariablement avec un spleen gris, ciel de traine de la crise existentielle que je traverse pendant l’entre-deux fêtes et dont l’épicentre se situe le soir du 31 décembre.

Quand j’émerge de cette période éprouvante, je vois la perspective d’une fête des amoureux comme la réplique de la secousse du réveillon. Au pire de l’hiver, c’est un événement de joie programmée, exploité médiatiquement et commercialement.

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La créole coeur de Kim Mee Hye

Elle tombe parfaitement, c’est la créole idéale !

Or pavée de diamants, chez Montaigne Market, il faut se déplacer dans la nouvelle boutique au 18 avenue Matignon, Paris 8. Leur nouveau site marchand n’est pas encore ouvert.

 

La bague heart & birds

Voilà un artiste que je viens de découvrir en cherchant des cœurs pour la Saint Valentin.

Sevan Bicakci est turque, et il créé des bijoux qui sont de véritables sculptures.

La citrine en forme de coeur est gravée en entaille (en creux) afin d’intégrer deux minuscules oiseaux sculptés dans son volume, qui flottent dans la transparence de la pierre, avec une caligraphie gravée sur le fond d’argent.

Pièce unique inspirée d’un artisanat antique, incroyable !

Sur le site Twist

Christmas & Goodbye !

Bientôt Noël, le 3ème avec les Précieuses et c’est à ce moment que je me prends en flagrant délit de radotage.

Mon passage à vide entre Noël et le 1er de l’an est plus qu’une habitude, c’est devenu une répétition, une faute de goût, un rituel névrotique.

A partir du 23 décembre et jusqu’au 2 janvier, je ne suis plus qu’une dinde aux marrons, un foie trop gras et un cerveau qui baigne dans la crème pâtissière de la buche.

C’est pas une raison pour se laisser abattre et ne pas chercher le cadeau de ses rêves ! 

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La Wish Capsule de Natalia Jana

Quoi de plus poétique d’offrir un bijou qui contient un message, du style, « Je t’aime ma Lolotte », « Tu es le soleil de ma vie », « Josiane et Marcel for ever » ? 

Bon je vous laisse le choix des mots, mais je trouve ravissant ce pendentif de la jolie Natalia, une capsule en argent pampillée de pierres facetées qui s’ouvre pour y glisser un message secret.

A shoper sur le site de Natalia : https://www.nataliajana.com/capsulecollection

Ne ratez pas le Petit Bombay

Le rendez-vous de fin d’année à ne pas manquer c’est le Pop-up Store Petit Bombay !

Alexandra, Marie et Sylvaine, les trois fondatrices, nous présentent des produits artisanaux qu’elles ont repéré lors de leurs voyages en Inde.

Il y a des objets déco, des vêtements, des accessoires, et surtout, les ravissants bijoux de Plum, des bijoux anciens chinés chez les antiquaires de Jaipur, Dehli ou toutes les autres villes indiennes qu’elle sillonne inlassablement.

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