Les petites nouvelles 4/4 : Magali

Magali Pont est-elle vraiment une petite nouvelle de la création de bijoux ? Oui et non pas du tout, mais comme elle vient de lancer sa marque éponyme, j’ai eu envie de la retrouver et de vous la présenter avec un œil neuf.  

Six années se sont écoulées depuis notre dernière rencontre, elle a fait du chemin depuis. C’est toujours intéressant de confronter son propre parcours à celui des autres, chacun avance selon son propre système, en ligne droite ou en virages, en continu ou en pointillé, par palier ou en looping (moi je suis très looping, d’ailleurs en ce moment j’ai plutôt la tête en bas … ), peu importe, l’idée, c’est le mouvement.

Magali a le don de créer des bijoux comme on invente une histoire, et ce processus agit comme la mue du serpent. A chaque nouvelle histoire, elle se réinvente avec l’enthousiasme de l’éternelle jeunesse, et même si elle gagne en maturité, on sent bien, quand on l’écoute ou la regarde, que la flamme adolescente brule toujours intensément en elle.  

Elle était le quatrième et dernier rendez-vous de ma journée découverte, je devais être un peu flapie, mais il a suffi que je pousse la porte de son appartement pour que la tornade d’énergie Magali m’entraine dans son souffle. Gracile, brune, le regard de braise à la Fanny Ardant, la voix rauque à la Dany, le geste espiègle, j’ai retrouvé dans l’instant la fougueuse créatrice de la marque AIME que toutes les filles branchées s’arrachaient il y a quelques années.

Elle habite dans un vieil immeuble du marais, dans une de ces rues étroites et animées qui jouxtent le BHV. La bibliothèque monumentale en laque noir qui trône dans son entrée accentue l’effet clair-obscur, vous propulsant dans un décor des Milles et Une nuits. En une fraction de seconde, je reconnais ce qui fait le talent de Magali, cette capacité à nous prendre par la main et à nous emmener dans son univers onirique flamboyant.

Elle nous explique qu’elle a déniché ce meuble dans la rue, oui c’était un peu lourd et compliqué à monter, mais c’était trop beau alors elle n’a pas pu résister, nous dit-elle en nous entrainant ma photographe Delphine et moi même dans son grand salon baigné de lumière. Du grand Magali, le genre de fille à partir acheter du pain en talons aiguilles pomponnée-bijoutée et à revenir avec un meuble d’un quintal dans un camion de déménageur, parce qu’il est joli… Je me dis qu’on n’a vraiment pas tous la même perception du concept de « première nécessité », n’en déplaise à notre gouvernement actuel.

Magali est en mouvement perpétuel, elle bouge, elle parle, elle rit, elle s’excuse, elle nous offre des gâteaux, un thé, elle explique qu’elle habite ici avec Hadrien, son amoureux, son mari, le père de ses trois enfants, son associé, son double créatif depuis toujours. Hadrien n’est pas là, mais il est partout dans la pièce. Sa musique, ses objets et surtout cette fresque incroyable qu’ils ont peint ensemble sur le mur du salon témoignent de la relation fusionnelle de Magali et d’Hadrien. Le décor de leur vie ressemble à cette fresque peinte à quatre mains, explosive, colorée, intense. Magali m’explique qu’ils ont flashé sur un jeune artiste lors d’un voyage au japon, et qu’à peine revenus, ils ont peint cette fresque inspirée de son travail.« On y a passé des nuits, m’explique Magali, parce que chaque touche de couleur est faite avec une petite éponge ronde, alors ça prend du temps… ».

Encore du grand Magali… Quand je l’avais rencontrée il y a 6 ans, elle avait passé la nuit à repeindre son atelier en bleu profond façon fonds sous-marin, avec Hadrien évidemment. Il y a des couples qui font plein d’enfants, d’autres qui tiennent une pharmacie, d’autres qui escaladent des montagnes (le mien, de couple), eux ils peignent des murs, mais ils font ensemble tout le reste aussi. Je trouve ça héroïque, romanesque et fascinant.

On s’installe sur le canapé, Magali a préparé de grands plateaux qui présentent ses nouvelles collections, et pendant que fiévreusement, j’essaye tout, elle m’explique pourquoi elle a eu envie de démarrer une nouvelle marque à son nom, MAGALI PONT.

« J’ai eu un troisième enfant il y a deux ans, et là, c’était trop. J’ai tout arrêté. »

Voilà. La tornade a provoqué un crash. Au top, alors que la marque AIME caracolait en tête du hit-parade des marques les plus désirables, Magali a enchainé les partenariats prestigieux. D’abord avec l’enseigne Frojo pour développer sa nouvelle marque Charlet, puis avec Vanessa Bruno à qui elle a dessiné sa première ligne de bijoux, ensuite avec John Galliano qui l’a élue pour créer les bijoux de ses défilés 2017 et 2018, enfin avec Delphine Delafon et Sézane pour des collections capsules. Pendant plusieurs années, Magali a vécu sans souffler, et un nouvel enfant lui a imposé l’injonction vitale… de faire une pause.

La pause a tenu deux ans, pour s’occuper du bébé, se refaire une santé, pour retrouver l’envie de créer. Et puis le naturel est revenu, et le naturel de Magali, c’est de créer des bijoux. Elle a cédé à ses envies tout en se disant qu’elle allait faire autrement : fini la course aux deux collections par an, fini les 150 pièces à produire à chaque collection, fini les matériaux multiples, fini la folie des salons.

Elle a décidé de revenir à l’essentiel, une collection courte qui reprend ses modèles iconiques, la torque, les torsades, la corne, le scarabée, un beau maillon de chaine, le tout sur un matériaux noble unique, le vermeil, l’argent massif qui se pare d’une couche d’or.

J’ai essayé les bijoux de la nouvelle collection de Magali et j’aime tout, ce qui me surprends un peu parce que ce n’est pas exactement ce que je porte habituellement.

Je lui dis en essayant chaque pièce qu’elle est trop forte. Parce qu’elle tape juste, exactement ce qu’on a envie de porter en ce moment, un bijou qui a de la personnalité, qui se voit, qui a du poids tout en étant confortable, qui enlève une tenue. Elle est pile- poil dans cette tendance de l’élégance bourgeoise assumée, impeccable jusqu’au bout des ongles et sexy à mort, façon Catherine Deneuve dans La Chamade. Ca me fait l’effet surprenant d’être une autre, ça se voit sur la photo non ?

Un mélange de bohème et d’ultra chic qui est la signature de Magali. J’ai aussi retrouvé dans ses créations la patine de l’antique, avec cette belle médaille ancienne revisitée et montée sur une bélière mobile qui rappelle les pendentifs du 19ème siècle. Magali n’a pas fait deux ans d’archéologie pour rien, la source de ses histoires remonte à des temps lointains.

Le moment du portrait est arrivé, et Delphine mitraille Magali assise sur le dossier du canapé, adossée à sa fresque multicolore.

Malgré ses réticences, je vois bien qu’elle n’a pas du tout oublié un de ses premiers métiers, elle a été la muse et modèle de Laetitia Ivanez, la créatrice des Prairies de Paris. Son regard joue avec les étincelles furtives de l’ardeur et de l’exaltation, elle se tient droite, dans une attitude d’espièglerie féminine qui ne tient qu’à elle.Je trouve qu’elle est la parfaite ambassadrice de ses bijoux, mais elle fait la moue. Non, elle ne veut plus se mettre en avant, et puis c’est Hadrien qui fait la direction artistique de sa marque, il est tellement doué, elle lui a laissé les rennes, comme sur le premier shooting de sa collection, un style pop fluo un brin pointu pour moi mais intéressant parce que radicalement différent de ce qu’ils faisaient avant.

Mais il faut faire confiance à Magali et Hadrien. Parce que clairement, la force de Magali, elle est bien là, dans cette capacité à créer des bijoux comme elle raconte une histoire ou comme elle peint une fresque, à quatre mains.

Photos Delphine Jouandeau

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Les petites nouvelles 3/4 : Claire

La troisième rencontre de ma journée découverte ressemble à un speed-dating.

Je ne connaissais pas la créatrice de la marque yv.delloye que j’allais rencontrer. J’avais découvert ses créations chez By Marie il y a quelques mois et j’avais flashé sur ses bagues en tourmalines baguettes. Au sens propre du terme, car cette taille inédite potentialise la diffraction de la lumière dans la pierre en y allumant un fulgurant rayon, façon épée de lumière de Star Wars  (ceux qui sont fans m’auront compris, pour les autres, je les renvoie à la célèbre saga inter-galactique).

J’avais essayé toutes ses bagues aux formes architecturales d’un grand raffinement, et je m’étais dit que c’était vraiment beau, réalisé avec virtuosité, et surtout inédit. En écrivant mon dernier post sur les tourmalines, j’ai repensé à ces bagues et j’ai cherché la marque yv.delloye sur Instagram. Dans la bio on peut lire : « des pièces uniques réalisées dans un prestigieux atelier de joaillerie parisien», mais rien sur l’identité du (de la) créateur (créatrice). J’ai envoyé ma bouteille dans la mer Instagram et on m’a tout de suite répondu, la créatrice s’appelle Claire.

On a parlé un bon moment au téléphone, une longue conversation animée parce qu’on se découvrait plein de territoires communs et qu’elle était aussi curieuse de moi que moi d’elle. Elle m’a raconté sa passion pour la tourmaline évidemment, mais surtout l’histoire de sa famille maternelle. Une lignée habitée par le gout des beaux objets, de l’architecture et des bijoux d’exeption, une mythologie transmise dans son enfance par son grand-père adoré, Yves Delloye, à l’origine du nom de sa marque.

Elle m’a aussi parlé de son ancien métier de directrice artistique au Musée des Arts Décoratifs, expérience décisive qui a forgé son goût pour les objets arts décoratifs et du savoir-faire français  liés à l’exigence du sur-mesure. A ce moment j’ai entendu le son d’un bébé qui gazouillait à coté d’elle, c’était sa dernière fille qui commençait à avoir faim.

Je lui ai parlé de ma journée découverte de nouveaux talents, bien sûr qu’elle était OK, bien sûr que ça devait se faire dans son atelier qui est le meilleur de Paris, et oui elle acceptait les photos, mais pas d’elle parce qu’elle déteste se mettre en scène. Je l’ai rassurée je suis pareille, mais j’ai une photographe géniale qui arrive à faire des jolies images même avec des filles récalcitrantes comme nous. Elle a rigolé, le rendez-vous était pris.

Nous sommes arrivées avec Delphine dans son atelier situé dans le quartier du haut-marais, dans ce genre de vieil immeuble un peu chelou qui recèle le secret d’un artisan à chaque étage.

Entrer dans un atelier qui travaille pour les grandes marques de la place Vendôme, c’est un peu entrer à Fort Knox. Une fois la porte blindée franchie, on s’est retrouvées dans un appartement où chaque pièce est consacrée à un des métiers de la joaillerie : le dessin 3D, les moules à cires perdues, le sertissage, le polissage, le traitement de surface. 

Claire nous accueille masquée, j’ai devant moi une grand fille mince en pantalon de cuir et pull jaune pâle, les cheveux attachés en chignon pétard, une tenue un peu rock qui dit « J’ai pas mis mon habit de lumière, il faut me prendre comme je suis ». Elle nous entraine vers la pièce du fond, juste une pièce avec une table en formica et pas de chaises, on est dans un atelier ici, pas dans un boudoir de la place Vendôme.

Claire est speed, elle a un rendez-vous avec une cliente dans une heure, il faut visiter l’atelier, il faut regarder ses bijoux, il faut faire des photos, il faut parler d’elle, ça fait beaucoup.

Je lui demande l’autorisation d’enlever mon masque, no problème, elle enlève le sien, je vois enfin le visage de Claire. Ça m’échappe, je la trouve juste canon et je lui dis. Avec les yeux au rayon vert façon tourmaline, vient aussi un sourire ravageur et une myriade d’expressions furtives qui se succèdent en une micro seconde sur son visage. Claire est une sorte de tornade énergétique à elle toute seule !

Un jeune homme qui se présente comme le chef d’atelier nous propose la visite, c’est parti, on passe d’une pièce à l’autre, j’aime voir les mains habiles travailler le métal, c’est magique d’observer le ballet de ces gestes d’une précision millimétrée qui vont façonner une pièce d’exception.

Delphine sort son appareil, Claire sort ses bijoux, on part dans une séance photo à l’arrache entre nature morte des bagues sur l’atelier de bois, portrait de l’artiste survoltée et onomatopées enthousiastes à l’essayage de chacune de ses bagues extraordinaires.

Les artisans nous ont laissé l’espace, on est décidément trop speed pour ces gens qui travaillent depuis toujours dans le calme et la maitrise, le rythme posé de la haute joaillerie.

Si Claire a peu de modèles à nous montrer, chaque pièce est une petite prouesse à elle toute seule. Elle m’explique que son cœur ne bat que pour les pierres à la taille atypique. Les tourmalines baguettes bien sûr, mais aussi les « slices » aux contours aléatoires, et les diamants princesses (carrés), baguettes, coussins, troïka, bref tout excepté la taille brillant qui ne lui fait pas lever un cil.

« Ce que j’aime avant tout, c’est me laisser porter par la forme unique de la pierre, et de trouver la structure qui va la magnifier. Alors oui je suis très inspirée par les formes art-déco, mais c’est justement parce que je suis obsédée par le challenge de trouver une structure légère, évidente, sans fioriture inutile. Alors je traque le moindre détail superflu, je suis une obsessionnelle des proportions, une dingo de l’épure. »

Je regarde Claire s’animer sous l’objectif de Delphine, la grande fille un peu sauvage s’amuse à des poses félines avec sa blouse de travail et ses cheveux en pétard. Je me dis que cette fille ressemble un peu à ses bijoux, ou plutôt que ses bijoux lui ressemblent, il y a dans toutes ses créations ce paradoxe entre la radicalité géométrique des formes et la chaude intensité des pierres, le feu sous la glace.

 Elle passe au petit doigt la bague qu’elle vient de finir, une commande spéciale avec un diamant taille brillant qu’on lui a confié pour le remonter « à sa façon ».

La bague est une pure merveille art déco, elle ressemble aux volumes de l’architecte autrichien Adolphe Loos, le précurseur du dépouillement intégral dans l’architecture moderne, un des mentors artistique de Claire, au même titre que Suzanne Delperron ou Eileen Gray, deux femmes designers célèbre de la période Art Déco qui inspirent son travail.

Elle m’explique que dans son métier, ce qu’elle aime avant tout, c’est la conception de pièces uniques. Elle s’exclame :

« J’aime le risque ! La contrainte imposée par la personne qui me demande un bijou, la contrainte budgétaire, la contrainte de la pierre ! C’est comme ça que je me dépasse. Je déteste le ronron marketé, ça me saoule. »

Le feu sous la glace je vous dis.

La lumière de l’atelier est un peu dure, on n’a pas beaucoup de place, Delphine s’agite autour de nous pour faire les meilleures photos dans le milieu le plus hostile qui soit… Le résultat est là, j’aime bien ces photos prises sur le vif, elle vibrent de l’intensité du moment !

Claire demande l’heure, la sonnette de l’entrée retentit, c’est sa cliente. Claire s’excuse, nous laisse avec ses bijoux en vrac, nous souffle un good bye, et détale avec sa bague sur mesure au doigt, pourvu que ça lui plaise !!!

Delphine remballe ses objectifs et moi les bijoux, retour au calme, retour vers la pièce à la table en formica pour reprendre nos sacs, on se salut vite fait parce que la cliente est là, extatique devant sa bague. On sort de Fort Knox, direction notre dernier rendez-vous de la journée.

Je viens de vivre un speed-dating avec une nouvelle comète du ciel de la joaillerie parisienne. Quand il y en a une comme ça qui passe, il faut ouvrir grand les yeux, ne surtout pas la rater, et suivre sa trajectoire !

Photos Delphine Jouandeau

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Les petites nouvelles 2/4

Retour sur ma journée découverte de nouveaux talents du vendredi 16 octobre, avec un retard certain, l’annonce du confinement saison 2 et un déménagement à boucler de toute urgence ont enrayé mon système.

Je reprends mon parcours où je l’ai donc laissé, dans une ravissante cour pavée de la rue des Tournelles, une des plus jolies du Marais. C’est là où vers midi, j’ai manqué de me retrouver le cul par terre, les talons ne font pas bon ménage avec les pavages du 17ème siècle.

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Les petites nouvelles 1/4

Vendredi dernier,  j’avais planifié une série de reportages avec ma complice photographe Delphine, 4 rendez-vous avec 4 nouvelles créatrices bijoux, dont la première était la jolie Anne, de la marque Ad.Ornem. Malgré un superbe wavy magistralement réalisé par ma coiffeuse Inès, j’avais les yeux de Droopy, la main cramée et j’ai failli m’écraser sur les pavés du marais après un spectaculaire vol plané.

Le féminin de Gaston Lagaffe ? M’enfin !!! C’est moi.

Je m’étais cassée la tête la veille avec une copine.

Je m’étais brulée la main en faisant des œufs cocottes.

J’avais mis des talons pour faire des kilomètres.

En français courant, je crois qu’on appelle ça une chèvre.

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Email vitaminé

L’automne est synonyme pour moi  de cette partie de l’année où l’on bascule dans la dark face de l’hémisphère nord, ce moment où la lumière se fait la malle vers le sud.

Chacun peut piocher dans sa boite à outil pour affronter cette période de spleen saisonnier : doublement des doses de sport hebdomadaire pour faire le plein d’endorphines, overdoses de chocolat noir, séance quotidienne de luminothérapie, cure de millepertuis, pratique intensive de la méditation, du yoga et du reiki, podcast en boucle de ses humoristes préférés.

Pour ma part, j’ai choisi de croquer dans les fruits d’automne avec les bijoux en émail qui me font de l’œil en ce moment.

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Bleu Indigo, Le choix de Sophie

La rentrée n’est pas supprimée ? Le mois de septembre non plus ? Pas évident… L’installation de cette foutue pandémie nous scotche dans un présent anachronique. Le passé s’efface, on ne se rappelle plus qu’il y a 6 mois on se faisait la bise et tout le monde se tripotait sans vergogne. Quant au futur il est aussi bouché que le sommet du Mont Blanc dans le brouillard, comment imaginer la suite quand les seuls projets de rencontre avec d’autres êtres humains se résument à des réunions sur zoom ?

En ces temps troublés, j’ai trouvé le lieu où prolonger l’été, j’ai répondu à l’invitation de Sophie Pfeffer, la créatrice des ravissants bijoux 5 Octobre dont je suis fan depuis toujours.

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Daphine ou les nouveaux business modèles

Il y a mille façons d’envisager de monter son business, mais il y a des tendances qui émergent en fonction de l’environnement technologique, et qui sont promues par des Success Stories retentissantes.

La jolie marque de bijoux DAPHiNE, créée il y a 2 ans à Londres par Damasia Ball et Philippine de Follin s’inscrit dans cette nouvelle génération qui a construit tout son système de vente sur le digital, et en particulier sur Instagram.

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Révélations

En ce moment je fais tout lentement, marcher, évidemment, m’habiller, me mouvoir, et écrire dans mon blog. Ce qui explique, sinon excuse, cette tardive rétrospective sur les bijoux exposés au salon Révélations, biennale internationale des métiers d’art et de la création.

J’ai lâché mes béquilles depuis 5 jours, cette liberté retrouvée me donne un sentiment de légèreté qui s’apparente au bonheur, finalement cet état est un concept simple, il suffit que la galère prenne fin pour qu’on le touche au plus près.

Je suis allée visiter le salon le 23 mai, le premier jour d’ouverture, c’était ma première sortie dans un lieu public après un mois et demi d’immobilisation, le soleil brillait sous les verrières du Grand Palais, j’ai été éblouie par cette exposition grandiose qui mettait à l’honneur les créations d’artisans au savoir faire unique.

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L’amour à rebours

Le kitch de la Saint Valentin est un marronnier inépuisable que je ne me lasse pas d’effeuiller.

Au début de l’année, je me débats invariablement avec un spleen gris, ciel de traine de la crise existentielle que je traverse pendant l’entre-deux fêtes et dont l’épicentre se situe le soir du 31 décembre.

Quand j’émerge de cette période éprouvante, je vois la perspective d’une fête des amoureux comme la réplique de la secousse du réveillon. Au pire de l’hiver, c’est un événement de joie programmée, exploité médiatiquement et commercialement.

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Christmas & Goodbye !

Bientôt Noël, le 3ème avec les Précieuses et c’est à ce moment que je me prends en flagrant délit de radotage.

Mon passage à vide entre Noël et le 1er de l’an est plus qu’une habitude, c’est devenu une répétition, une faute de goût, un rituel névrotique.

A partir du 23 décembre et jusqu’au 2 janvier, je ne suis plus qu’une dinde aux marrons, un foie trop gras et un cerveau qui baigne dans la crème pâtissière de la buche.

C’est pas une raison pour se laisser abattre et ne pas chercher le cadeau de ses rêves ! 

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Lovingstone aux Tuileries

Les mêmes causes reproduisant les mêmes effets, je pourrais vous raconter indéfiniment mes salades sur la Fashion Week…

Les 12 rendez-vous qu’on essaye de caser dans une journée de 8h, l’iPhone en surchauffe qui rend l’âme à 12h, le cabas de Mary Poppins qui pèse 12 tonnes (ordi, appareil photo, trousse à make-up, recharges en tous genres…), les 12 minutes de retard réglementaires à tous les rendez-vous à cause de cette maudite Anne Hidalgo qui a fermé les quais, les 12 millions de Amazing prononcés pour ponctuer son enthousiasme devant ce que l’on vend ou ce que l’on achète… bref, un tourbillon hystérique dont je sors inévitablement essorée.

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Medusa ou la fascination des tabous

Quand j’ai vu l’affiche de l’exposition Medusa partout dans Paris, une bouche sertie de rubis carmins ouverte sur un sourire de perles fines, j’ai compris qu’il s’agissait de bijoux, mais traités d’une manière plus subversive que d’habitude.

Parce que le bijou est à priori sage et convenu, rassurant et beau. Mais là, c’est la face cachée du bijou qui est sur le devant de la scène, mis à nu et décortiqué, sa face sulfureuse et profonde qui claque comme le sous titre de l’expo : bijoux et tabous.

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Il faut dire je t’aime

Il faut dire je t’aime.

C’est pas de moi mais de l’inénarrable Gérard, le créateur de la très espiègle marque Mimilamour.

Marque que j’aime et que j’adore, je le dis haut et fort.

C’est un peu ça l’idée de la fête des mères. Dire à sa mère qu’on l’aime en lui offrant un cadeau.

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Diamonds are a girl’s best friends

colliereclat 

The french are glad to die for love

They delight in fighting duels

But I prefer a man who lives

And gives expensive … Jewels

 

A kiss on the hand may be quite continental

But Diamonds are a girl’s best friends

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Voyage au pays des Maharajahs

aigrette copie

Mercredi dernier, je suis allée voir l’exposition « Des grands Moghols aux Maharajahs, Joyaux de la collection Al Thani » au Grand Palais.

Un pur moment de bonheur, et en plein Paris, un voyage dans Alice au Pays des Merveilles, une incursion dans la caverne d’Ali Baba et les 40 voleurs, un rêve digne des Mille et Une Nuits.

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La vie en rose

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Impossible d’entamer ce printemps 2017 sans passer par la touche rose.

Cette couleur est ambivalente.

En hiver, dans la lumière froide, elle est absolument hors de propos, cucul la praline, mièvre, proche du ridicule, bref, à l’eau de rose, comme les bouquins de Barbara Cartland.

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Fashion Week Surmenage

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On est le 24 mars.

Mon dernier post écrit, le portrait de Caterina Murino, (la James Bond girl qui fait des bijoux) date d’il y a 2 mois.

Entre temps, je suis allée à Beyrouth, je suis revenue, je suis partie au Mexique, je suis revenue, j’ai fait la Fashion week parisienne, j’en suis revenue, je suis partie à Londres, et ouf, c’était vendredi, là je suis de retour à Paris.

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Débrief Paris Couture Week

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Paris Couture Week , c’était la semaine dernière.

Défilés haute couture époustouflants, haute concentration de people de la sphère fashion à Paris, et présentations de la haute joaillerie par les grandes marques de la place Vendôme. Que tu top, du gratin, la crème de la crème.

Au grand désespoir des grandes maisons, de Chanel à Dior en passant par toutes les autres que je ne citerai pas, je n’ai pas pu y être. J’avais un mariage à Honolulu.

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Adieu 2016, Welcome 2017 !

imaget-camee

Dans cette image, il y a plusieurs choses.

Une invitation évidente à tourner le dos à 2016 : année horribilis pour François Hollande et Alain Juppé, pour les journalistes qui ne croyaient ni au Brexit ni à l’abominable Trump, pour une bonne partie des français plongés dans un spleen chronique, et pour la France dans son ensemble meurtrie par la sauvagerie terroriste et plombée par un pessimiste paralysant.

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Back to the Choker

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A l’arrivée de Noël mon cerveau se brouille.

Ça n’est pas bon du tout, parce que coté business, il vaut mieux avoir les idées claires sur la plus forte saisonnalité de l’année en matière de vente de bijoux.

Alors j’essaye de compartimenter. A titre professionnel, je continue de garder la tête sur les épaules, à sélectionner les bijoux qui me plaisent, à analyser les tendances, à trier et à sélectionner.

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