PORTRAIT

«Ado, j’étais un peu révoltée du Bounty et en même temps je brodais… Je me trimballais partout avec un ouvrage en cours, c’était ma singularité,

«Ado, j’étais un peu révoltée du Bounty et en même temps je brodais… Je me trimballais partout un ouvrage en cours, ça faisait rigoler la galerie, c’était ma singularité, je crois que j’étais fière de me distinguer par ça ! »

Je suis tombée un jour en arrêt sur le compte Instagram de Leïla Buecher, l’œil hypnotisé par ses ravissants chaos de diamants taille marquise. Mais qui était donc Leïla Buecher ?

« Quand les gens m’achètent un bijou, c’est une petite partie de moi et de mon histoire qu’ils achètent.».

Leïla Buecher

Billie Blanket c’est un joli nom. Les initiales disent B.B., le prénom évoque l’impertinence rigolarde d’un personnage de BD et la consonance swingue. Mais en vrai, et je le sais depuis peu, le vrai nom de Billie, c’est Laetitia.

La frivolité et la gravité sont deux pôles entre lesquels j’oscille comme une girouette. Intensément frivole et farouchement grave mais jamais durablement, cette perpétuelle oscillation m’empêche de me spécialiser dans un des pôles…

Nadia Azoug, c’était ma voisine de la rue Charlot, cette jolie rue du haut-Marais de Paris qu’elle appelle la rue Gama. Si vous êtes de la génération Culture Pub, vous connaissez forcément la rue Gama, sinon suivez le guide, la visite c’est par là !  

La rue Gama c’est la rue fantasmée de toutes les villes de France, la rue où l’on se love comme dans une grande famille, où on envoie la bise à son voisin en ouvrant ses volets le matin, où on vit, aime, travaille et danse au son de l’accordéon.

Parler de la vie des autres, c’est aussi parler de la sienne. Dans le miroir que me tend mon invitée j’y vois double, nos similitudes et nos différences jouent une partie de ping-pong vivifiante, j’en ressors toujours revigorée. Avec Caroline de Benoist, les images jumelles de nos parcours sont foison.

Delphine Arbo-Pariente. Ce nom que je voyais apparaitre sur l’écran avait une résonance familière. C’était en novembre dernier, j’étais connectée sur le compte Instagram de mon amie Cécile Ladjali quand je suis tombée sur un message de Delphine. C’est comme ça que tout a commencé.

La première fois qu’on m’a parlé d’Isabelle Dubern- Mallevays, c’était il y a un an. J’ai regardé le compte de The Invisible collection, et j’ai répondu  :

– Pas pour moi !

– Mais pourquoi ? s’était étonnée Delphine.

– Trop design, trop luxe, trop pointu, avais-je rétorqué.

J’ai écrit mon premier post sur les bijoux éthiques en juin 2016.

Depuis, on a tous pris cinq ans dans la vue, on a remplacé le cinéma par Netflix, le bureau par Zoom et la TV par Instagram. Une touffe de cheveux blancs a colonisé le sommet de mon crâne, mon budget rajeunissement du corps et de l’âme a quintuplé,

J’ai rencontré Salomé Rico un beau jour de septembre, dans sa jolie maison de Montreuil aux couleurs d’un Riad marocain, autant dire il y a un siècle. Un flashback salutaire dans l’été indien en ce weekend de Toussaint gris-bouille. Entre temps j’ai bouclé un cycle, ce qui m’a pris du temps. J’ai écrit la biographie d’une étoile du grand monde.